● Depuis plusieurs années, la question de la représentativité du football local taraude plusieurs esprits. Depuis, la CAF a choisi de créer un football à deux vitesses en misant sur le CHAN. Mais les résultats des sélections à chaque CAN rendent une tout autre vérité au point de ramener le débat au premier plan.


Les Lions Indomptables au Mondial 1982 © DR
Debouts : Nguéa (Canon) Abega (Canon) Ndjeya (Union) Kaham (Cleveland) Onana (Fédéral) Nkono (Canon) Accroupis : Kundé (Canon) Mbom (Canon) Milla (Bastia) Mbida (Canon) Aoudou (Cannes)

 

En revisitant les réalités du football africain, qu'elles soient passées ou actuelles, la tendance à un socle national solide l'emporte fortement sur les sélections truffées de footballeurs professionnels, de plus en plus mésadaptés.

Le cas de la Zambie conforte parfaitement l'opinion sur cette analyse. Sur l'ensemble de l'effectif ayant disputé la CAN 2012, seulement 4 des 22 joueurs ayant pris part au sacre des Chipolopolos évoluent en dehors du continent africain. Ce qui a donné à ce groupe une capacité d'acclimatation supérieure mais surtout non négligeable par rapport aux sélections ivoirienne, gabonaise et malienne qui ont meublé le dernier carré.

En remontant plus loin dans l'histoire de cette compétition, le triple sacre égyptien 2006-2008-2010 avec l'entraîneur Hassan Shehata nous a donné plus de certitudes dans la capacité que confère le choix de croire en ses racines locales plus qu'à un concept d'un professionnalisme par mimétisme.

La Tunisie victorieuse en 2004 n'est pas en reste, tout comme le Cameroun de Pierre Lechantre et de Winnie Schäffer respectivement en 2000 et 2002. Les Lions Indomptables dans ces deux cas précis disposaient d'un noyau de joueurs issus du terroir et les autres, avant d'être professionnels avaient fait leurs classes à la maison avant de connaître l'Europe.

Les Bernard Tchoutang, Jérémie Njitap, Raymond Kalla, Marc-Vivien Foé, Pierre Njanka, Pius Ndiefi, Alioum Boukar, Rigobert Song ou encore Pierre Womé, portaient en eux la graine d'une notion de patrie bien moins pale que de nos jours. C'est l'une des raisons pour lesquelles la nation était en phase avec les siens.

L'occidentalisation des sélections est un mimétisme négatif

Au delà du chamboulement du métabolisme physiologique sur les organismes des joueurs, lié aux campagnes courtes des équipes nationales à chaque date FIFA et pendant les tournois contre saison, causé par les difficultés dues à l'acclimatation, la présence des joueurs professionnels issus des championnats européens au sein des sélections n' a pas convaincu grand monde.

Au regard des statistiques et à en croire les chiffres, on ne trouve pas d'arguments plus favorables. Si la Côte d'ivoire avec la bande à Drogba et Zokora n'a pas gagné une CAN 2012 qui largement était à sa portée, sans ignorer que le ballon est rond, mais la cause est bel et bien dans la structure du groupe, ses fondements et ses racines. Tout simplement en fait parce que le nombre ne fait pas forcément la qualité.

Les sélections africaines ont glissé peu à peu vers une occidentalisation des équipes A qui déteint même jusqu'à l'organisation et la coordination des rassemblements.

Pour les matchs qui se jouent en Afrique, on se regroupe en Europe hors du climat. Le choix des adversaires est sans mesure commune avec les échéances à venir. Loin des terres, loin de son public, loin de ses valeurs, on joue contre des pays qui n'ont pas forcément le profil du prochain adversaire. On s'expose même parfois au refus des visas de la part des ambassades des pays européens pour les 2 ou 3 joueurs locaux qui se retrouvent là par « hasard ». Devons-nous continuer comme ça ?

Nous n'avons pas les mêmes valeurs

Ce mimétisme du professionnalisme au sein des sélections est un choix qui a aussi modifié la donne sur l'évaluation des primes qui nous laisse également pantois. L' exemple qui suit en fait foi.

Lorsque nous comparons les primes des Lions Indomptables au Mondial 2010 pour un résultat insignifiant face à la prime zambienne pour une victoire à la CAN 2012, il y a matière à réfléchir. Puisqu'au Cameroun les échecs sont plus valorisants que le mérite, une logique autre prévaut ailleurs, toutes proportions gardées. Le Zambien vainqueur de la CAN a touché 44 500 € soit 29,5 millions de francs CFA quand le Camerounais, qui sera dernier de la compétition a empoché 60 000 € pour sa participation et exigé 20 millions de francs CFA par match gagné.

Bien que nous n'ayons pas les même valeurs, pour certains, la finalité est là : aligner de gros chiffres. Pour plus de « normalité », nous proposons que les primes des Lions Indomptables soient fixées en fonction des résultats lors des tournois majeurs, du classement FIFA et du classement Fairplay de l'équipe nationale par palier évolutif et variable.

En science physique, il est clairement établi que tout atome tire sa force d'un noyau. Au sein de l'équipe nationale du Cameroun, cette vérité est indiscutable. Depuis l'Oryx club de Douala au Tonnerre de Yaoundé en passant par le Canon de Yaoundé et l'Union de Douala, il a toujours existé une force et un état d'esprit plus investi et transmis par les joueurs issus du terroir sans intention de taxer les autres de désinvoltes.

les lions 2010 Kameni-Song-Webo-Assou-A.SONG-Etoo(Cap)

NJITAP-NKOULOU-EMANA-Nguemo-Makoun-

Stephen Tataw capitaine devant Milla, Bell et Nkono

Sur l'effectif des Lions de 1990 qui ont porté le Cameroun au plus haut des cieux en Italie, la tendance est sans appel. À l'exception de Jean-Claude Pagal qui évoluait depuis sa tendre enfance en Europe, la totalité des joueurs en sélection camerounaise était issus du terroir. De Roger Milla à Thomas Nkono, de Joseph Antoine Bell à Stephen Tataw, il a toujours existé cette racine locale aujourd'hui perdue. Avec cet indestructible noyau, malgré la hiérarchie technique, l'ordre des choses allait toujours dans l'intérêt de la nation et de la patrie. Il faut retrouver cette base sans rejeter le meilleur du cru professionnel.

Était-ce alors le sentiment de reconnaissance qui animait chaque enfant de ces quartiers populaires de Douala et Yaoundé ? Sur quel moteur l'émulation de la jeunesse au sein des sélections se repose-t-elle de nos jours ? Allez savoir !

Pourquoi devons-nous constater que cette notion transcendante de la patrie paraisse plus trempée que celle que nous proposent les joueurs n'ayant jamais évolué en Afrique et qui meublent les sélections de nos jours ?

Plus encore, l'équipe nationale jadis était l'aboutissement d'une ascension, d'un travail et d'un parcours de mérite qui hissait un enfant au plus haut de sa quête. Mais qu'en est-il aujourd'hui ? Il faut donc que les jeunes nationaux aient les moyens de franchir les paliers sans être obligés de corrompre pour exister.

Hier, tous les petits africains voulaient devenir comme Roger Milla par une passion communicative à travers le ballon rond. Aujourd'hui, ils rêvent plus souvent de devenir aussi riche que Samuel Eto'o, oubliant que ce dernier reste d'abord, malgré ses airs opulents, le symbole d'une exemplaire réussite sportive, un aboutissement personnel par le sport et une victoire sur le destin animé par une volonté de champion et une dévotion complète à son métier. Ce que, trois fois hélas, nos dirigeants ne parviennent pas à interpréter.

Une transition s'impose, sinon on implose

Par le choix massif de joueurs professionnels, bien de valeurs se sont dispersées et perdues dans la nature. Les primes qui pourraient revenir aux clubs camerounais liées à la sélection des joueurs locaux en équipe nationale ne sont plus réinvesties dans l'outil de production car inexistantes et nulles. Comment voulez-vous que nos clubs survivent quand toutes les recettes qui favorisent leur développement directement ou indirectement sont supprimées ?

Mais que peut-on attendre des clubs si la politique fédérale reste floue et que celle-ci ne suit pas les enjeux de notre développement ? Le choix sans limite des joueurs professionnels n'a-t-il pas entraîné les nations africaines dans un gouffre ? On est dans la douleur de l'avouer et affirmer qu'il y a des décalages à tous les niveaux.

L'encadrement en sélection de 22 joueurs venus de 22 clubs professionnels différents ne saurait être sans difficulté tactique et technique. Bien que professionnels, il tient des travaux d'Hercule que de vouloir créer une cohésion avec autant de pièces sans heurt, tant sur le plan de la gestion des égos que du jeu en lui-même. La tâche s'avère insurmontable pour des échéances à court et moyen terme, on en est conscients. Ne pas donc jouer les Don Quichotte, mais s'offrir une transition réaliste sinon on explose.

Le retour à la sélection des meilleurs joueurs camerounais sur la base de quotas -assumés- sur les professionnels relancerait, non seulement le défi du mérite et du dépassement de soi en sélection, mais serait un investissement plus accru dans le projet de chacun dans son rapport avec l'équipe nationale, une donnée qui exigerait de chacun une performance permanente en club et qui contribuerait également à donner un coup de fouet à l'ensemble de la masse locale. Cette dernière trouvant par ce principe une source de motivation supplémentaire pour les locaux, tant il existe aujourd'hui un fossé creusé exprès par les autorités fédérales. Nous y voyons enfin une piste pour une baisse de coûts et charges pour la sélection nationale qui favoriserait une redistribution aux clubs les dividendes des retombées des dates FIFA .

Les Lions Indomptables vers un nouveau modèle

À en croire certaines indiscrétions sur son engagement contractuel, on ne doit pas s'étonner de voir Rigobert Song refuser de résider au Cameroun mais on ne doit pas l'admettre non plus. La redéfinition du modèle de notre équipe nationale et ses règles de fonctionnement doivent être au dessus de tout intérêt particulier quand il s'agit de la nation.

Certains problèmes régulièrement rencontrés au sein des sélections nationales relèvent également de la notion d'éducation de base sur la considération qui est accordée à l'équipe nationale par la majorité des joueurs retenus. Ce regard qui donne à une institution son caractère sacré n'existe plus. Chaque joueur sélectionné y met du sien certes mais quand ça coince, c'est que ce n'est pas assez.

Le respect de l'autre, l'esprit de fraternité, de camaraderie au-delà des générations, voilà ce qu'une équipe nationale doit incarner. En Côte d'Ivoire, quand ce n'est pas A qui ne dit pas bonjour à B au Cameroun c'est X qui n'adresse pas la parole à Y. Tous des vedettes aux égos surdimensionnés. L'indiscipline, l'intolérance, cette guerre des égos, le sentiment d'impunité n'ont ils pas tout simplement trouvé ici le modèle adéquat à leur expression ?

Nous pensons sincèrement que les quotas pourraient atténuer bien de soucis sans empiéter sur la valeur de l'équipe comme nous disent les résultats depuis 20 ans. Cela afin que la sélection nationale redevienne la vitrine d'un football national en devenir et dans laquelle les professionnels servent de locomotive à la jeunesse locale, dans laquelle les jeunes se surpassent pour être à la hauteur de ce que le public et le peuple attendent d'eux.

Sans ce modèle mixte, on ne peut malheureusement rien gagner pour sa Nation, qu'on joue à Manchester ou ailleurs, et si on ne tend pas à devenir non plus, au fond de soi, un Héros national.

Daniel Nsongo


Ajouté le 24/02/2012 par daniel nsongo(www.cameroon-footbuzz.com) -

19 Février 2012

● La non participation du Cameroun à la CAN 2012 a fait couler beaucoup d'encre sur notre football mais depuis plusieurs années le Cameroun traîne dans le monde l'image d'un football en perdition par faute de son management archaïque.


Des Lions désemparés en Afrique du sud © Getty Images

Mais ce fait n'est que la suite logique de plus de 10 ans d'incompétence à la tête de la fédération camerounaise de football. Ailleurs, la Zambie a gagné la CAN cette année avec un ancien footballeur à la tête de sa fédération. De notre côté, les Lions Indomptables, avec Iya Mohammed aux commandes, alignent leur 10ème année sans gloire sans que cela n'émeuve personne plus que cela !

Sans projet, l'échec est prévisible

Les causes et les raisons de cette œuvre sont facilement identifiables. Ce bilan, pour nous, était attendu et catastrophique à tout point de vue. Un bilan de cancres, observable des infrastructures au championnat, des clubs à la formation, de nos sélections aux résultats, jusqu'à la dimension managériale du sport en lui-même, sans oublier une absence fondamentale qui est celle d'un véritable projet.
Le management sportif ne peut se satisfaire de l'improvisation permanente qui espère au petit bonheur la chance arriver au même résultat qu'une démarche structurée, programmée et élaborée. Le football ne saurait se satisfaire d'incompétences qui profitent de l'arbre qui cache la forêt, même si aujourd'hui on essaye tardivement de flatter l'égo des anciennes gloires par des nominations à des postes plus politiques qu'opérationnels alors que les flammes menacent la maison.

Même si nous n'avons rien contre Rigobert Song au sein de la tanière, nous ne sommes pas adeptes de cette stratégie qui oppose les contraires pour divertir l'opinion sur des futilités quand l'essentiel est ailleurs. La nomination de l'ancien capitaine des Lions est plutôt de nature à attiser des affrontements, et à défaut de n'avoir pas su les éviter, on l'organise et on se sert des autres pour faire le sale boulot. Cela s'appelle de la manipulation.

Alors que le secrétaire Général de la Fécafoot annonce pompeusement la lutte contre le trafic des âges des jeunes footballeurs comme une mesure importante, nous aurions souhaité que la fédération aborde également le dossier des agents de joueurs de nationalité étrangère qui ont obtenu à coup de billets la licence d'agent FIFA de la Fécafoot sans avoir jamais séjourné au Cameroun et qui y exercent illégalement. Ce dossier mériterait une ouverture d'enquête qui ferait tomber plus d'une tête sauf si certains crimes profitent à la maison et d'autres non !

Peut-on être fier de diriger une fédération qui héberge un championnat national sans calendrier arrêté, une Coupe du Cameroun sans règlement ? Avec des incohérences structurelles qui voient un joueur évoluer dans deux équipes différentes à la même édition de Coupe ? Avec des clubs sans stade de football minimalement au niveau de notre statut de grande nation du football ? Avec la pratique du jeu sur des terrains poussiéreux qui datent des années 60 ?

Après tout ce temps passé à la tête de la fédération par Iya Mohamed, rien n'a évolué pour le football sur le plan national. Sinon rien qu'une prolifération de centres de formation sans cahier de charges avec un résultat archi nul sur le plan de la rentabilité nationale. On n'a qu'à voir la disette chez les jeunes donc aucune sélection nationale n'a gagné de titre depuis 1995. Les participations aux tournois majeurs, quand on y arrive, donne lieu à des humiliations qui à défaut d'être sportives sont liées à une absence flagrante de coordination due à la fédération ou au ministère de tutelle. Factures d'hôtels impayées, expulsions diverses, comme si nos dirigeants étaient « nés avant la honte ».

Des clubs complètement déclassés en Afrique

Malgré la domination absolue de Coton Sports FC au niveau national, on assiste à la théorie du chien qui aboie fort dans sa cour. Le constat est simplement effarant : le Cameroun n'a tout simplement pas gagné de titre en club depuis 1981. La grosse poussée des années 90 et 2000 aurait pourtant pu permettre la mise en place de conditions optimales pour cela.

Pour parler du club de la Bénoué, sa valeur internationale laisse à désirer car la raison principale de sa dynamique semble être la revente des joueurs. Coton Sports FC donne la nette impression de n'être animé que par cet aspect, par le business. L'administration n'aurait envie que de remplir les poches de ceux qui font sa promotion et ici, le président de la fédération est fortement soupçonné, tout comme le coach actuel des Lions Indomptables.

Du coup, la suite logique est que cette frilosité du club leader déteint sur l'ensemble des clubs engagés en compétition. L'esprit conquérant n'y est généralement plus car aucune impulsion ne vient de la tête, d'une locomotive dépassée pour un football qui se consume au fil du temps.

 

La gestion catastrophique des Lions Indomptables

Depuis 2007 on aura beau crier, mais le chien aboie et la caravane passe. Au mépris du peuple, au mépris de la patrie et de l'histoire des Lions Indomptables. Après le départ d'Otto Pfister à la barre de la sélection nationale, il y a eu l'arrivée d'un collège d'entraîneurs. Le remake d'une invention brouillonne qui nous a situés sur la capacité créative de nos dirigeants. À coups de tâtonnements, les carences connues se sont confirmées : les Lions n'avaient pas d'adversaires pour les matchs amicaux en date FIFA sans que cela ne dérange personne à Tsinga. Un des nombreux points de détail qui, en somme, ont creusé le fossé de notre progrès.

Sur le plan des résultats, une seule finale continentale disputée depuis 10 ans et perdue contre l'Égypte en 2008 dans des circonstances tragiques. Une absence en Coupe du monde 2006 en Allemagne, l'élimination prématurée en poule au Mondial 2002 Corée/Japon alors que nous disposions d'une équipe capable de passer le premier tour.

La faute encore à une organisation calamiteuse, une grève avant la compétition pour cause de prime, une arrivée chaotique en Corée, des contrats régionaux insignifiants dans le but d'économiser des sommes destinées au bien être des joueurs. Bref, un foutoir organisé par la Fédération camerounaise de football pour un résultat sans appel et une chute dont on ne se relèvera jamais.

Et puis vint l'ère Eto'o et le cas Leguen. Rappelons ici qu'une fédération doit avoir sa personnalité, son autorité, ses principes. Celle du Cameroun en a manqué à un moment clé de son histoire. Une situation affreuse alourdie par une insuffisance trop marquante de régulateurs après les départs de Foé, tragiquement décédé en 2003, et Mboma après Tunisie 2004. Comment oublier également l'épisode Wome Nlend coupable d'avoir manqué un penalty face à l'Égypte et qui a précipité les Lions Indomptables vers la division, sans que le président de la fédération ne se donne les moyens de rassembler.

Il était trop facile pour tous de faire porter l'échec à un homme, au lieu de vivre en semble les défaites comme le font les grandes nations. Pierre Wome Nlend a été sacrifié et en laissant Samuel Eto'o faire ses observations, la Fécafoot a planté la haine dans la tanière. Presque tout a été accordé et toléré à Samuel Eto'o, au point de manquer de recul lorsque les tensions sont survenues avec les entraineurs et ses coéquipiers.

Face à une opinion nationale de plus en plus lapidaire, le président et les autres responsables ont noyé le poisson et laissé la place aux conflits qui ont pourri la tanière, ne faisant valoir aucune anticipation à la mise en place d'un règlement intérieur, jusqu'à la bourde Leguen à qui il a laissé le droit de nommer contre tradition le capitaine des Lions Indomptables.

Mais ce qui plombera les Lions encore plus, c'est la mise à l'écart de la cellule des anciens qui participaient à la réflexion et à l'encadrement dans la tanière. Cela a provoqué la levée de barrières morales et entre autres conneries, les hôtels des joueurs étaient devenus des espaces roses et de certains trafics. Un laxisme qui a condamné le Cameroun à la médiocrité que nous vivons aujourd'hui.

Le complot contre Samuel Eto'o au Mondial 2010,un alibi!

A la sortie de la Coupe du monde sud-africaine, on pensait avoir touché le fond en terminant la compétition avec un compteur portant zéro point. Du jamais vu dans l'histoire de notre football dont s'en sont foutus les uns et les autres avec particulièrement, une absence de débriefing de la part des dirigeants fédéraux. Une attitude qui a montré combien leur connaissance des vérités du football moderne et de la gestion de groupe est incomplète.

Jouant de ruse afin de minimiser la vindicte populaire, ils ont mis la cause de l'échec sur une poignée de joueurs désignés comme bannis. Il était pourtant facile de comprendre que cette position n'était qu'une façon de divertir les Camerounais en créant le scénario du complot contre le capitaine sans aucune audition ni justice. Une stratégie de manipulation maitrisée qui divise pour mieux régner, une fuite des responsabilités tant jamais la fédération n'a eu à expliquer l'échec aux Camerounais.

En réalité, la gestion de notre football s'opère depuis des années sans ligne directrice, à coups de réaction. Le football camerounais n'a pas de programme, c'est triste à dire, mais tant que Iya Mohamed en aura la charge à travers la Fécafoot, nous sommes au regret de dire que rien ne changera. Pourtant, M. le président, il n'y a pas de honte à constater publiquement son échec et d'en tirer les conséquences.

Combien de conférence de presse Iya Mohammed a-t-il tenu depuis la Coupe du monde 2010 et après la non qualification à la CAN 2012 ? Monsieur Iya Mohammed a-t-il expliqué au CAMEROUN ce qu'il envisageait pour relancer les lions, le championnat et le football national ? Quel était son projet et son plan d'action ?

Nous répondrons non et pour preuve, alors que le Cameroun dispose d'un processus de nomination d'entraîneurs bien connu, il a jugé utile, bravant ce dispositif, de remplacer Javier Clemente par l'ancien entraineur de Coton Sport FC, Denis Lavagne.

Diantre ! Face à un tel bilan, devons nous laisser le gestionnaire Iya Mohammed à la tête du football national ?

Malheureusement, la vie des présidents des associations représentatives au sein des grandes confédérations mondiales est protégée par un dispositif qui évite toute ingérence. Les couvertures sont ainsi étanches et cela permet à des responsables de tuer à petit feu une discipline qui leur est confiée par l'incompétence comme c'est le cas pour le Cameroun.

En dehors des règlements en place, l'une des solutions qui restent à nos pays est celle d'une reforme des associations nationales au plan statutaire et pour ce coup, les associations internationales et autres confédérations n'y pourront rien. Il s'agirait simplement d'y inscrire la limitation du mandat des équipes dirigeantes à 2 uniquement pour obtenir un agrément administratif.

Un tel dispositif réduirait les fractures et accentuerait l'idée de travailler pour le développement réel du sport avec à la sortie, une enquête sur les résultats tant sportifs que financiers. On pourra alors avoir une meilleure visibilité du projet de chaque équipe postulant à la gestion du football national. C'est de notre part à l'application d'un peu plus de démocratie véritable.

Daniel Nsongo.(www.cameroon-footbuzz.com)


Ajouté le 19/02/2012 par daniel nsongo (www.cameroonfoot-buzz.com) -

FRANCOIS OMAM BIYIK  A RECHAUSSE LES CRAMPONS !

La journée du Samedi  18 juin 2011 a été marqué par un double événement dans cette petite commue rurale du Cameroun ;c’est à POUMA  sur les terres de son enfance et le terrain de ses débuts que l’ancien avant centre des lions indomptables  FRANCOIS OMAM BIYIK accompagné de ses amis et collègues a  pour sa fondation rechaussé les crampons sous les acclamations d’un public heureux , et d’une population venue  remercier l’enfant du pays pour son œuvre.

La journée avait été placé sous le signe de l’aide à la santé publique par le FOBIK , la Fondation OMAM BIYIK   par une cérémonie fortement appréciée par les autorités administratives et sportives ;

La FOBIK par ses activités de relance ,  qui avait choisi POUMA  le village natal de son fondateur  a offert par cette occasion  plusieurs dons à l’HOPITAL DE POUMA  avec  une journée de soin de santé gratuite à tous les patients sous le regard de ses illustres invités  parmi les quels le maire de la ville, du sous préfet  ,du directeur  général du CNCC, Mr MBAPPE PENDA ( conseil général des chargeurs du Cameroun),de MR BLAISE ETOA responsable marketing ORANGE Cameroun les deux principaux sponsors de cette journée, Mr YANA ancien PDT du POUMA FOOTBALL CLUB ;

Les membres de la  direction technique  nationale avaient  également  effectué le déplacement  , nous  avons pu noté la présence de Jean Paul Akono DTN adjoint, BERTIN EBWELLE ancien lion indomptable, entraineur national des jeunes , Mr BENJAMIN ABDALLAH MASSING ancien lion indomptable PDT de la ligue départementale  de football de la Sanaga maritime, Mr LiBIH thomas ancien lion indomptable, cadre technique de football des jeunes ;

Une remise de dons qui a débuté peu après 11H , le directeur de l’hôpital a reçu de la part du FOBIK des Tables d'accouchement, et de soins,  du matériel de toilettage pour patients ,savons ,blouses, gants de soins, médicaments et une  large panoplie du dispositif  de soins divers .

Après une visite guidée de L’HOPITAL de POUMA  par l’ensemble de la délégation accompagnant les membres de la fondation FOBIK , la mairie de POUMA a  proposé une collation aux invités avant de laisser place à l’évènement sportif du jour  ponctué par un  match de gala  de football qui à 15h a opposé l’ancienne équipe de POUMA FC à celle  d’Orange Cameroun sponsor officiel  de cette journée.

FRANCOIS OMAM BIYIK a pris congé de ses invités vers 18h après  un cocktail offert par le FOBIK , qui  va après cette cérémonie poursuivre son programme d’aide au milieu rural pour d’autres communes.


Ajouté le 24/06/2011 par Sammy ekambi pour asc le 18 juin à POUMA -

De son vivant il aurait voulu être une chanson de TONY BRAXTON''Break my Heart'',comme arbre il préférait le sapin, sa couleur était l'orange,comme pays il aurait voulu incarner le Cameroun,, une saison celle des pluies,comme fleur il aimait le tournesol, si il était un livre il aurait voulu etre la bible,comme animal le taureau, un objet  une médaille,un plat le NNAM WONDO,une boisson , de l'eau, un phénomène naturel l'éclypse,si il était une discipline sportive il aurait voulu être l'athlétisme, mais lui était footballeur professionnel;

il trainait comme défaut son coté passif, une qualité, la gentillesse,son acteur préféré était samuel lee jackson , son actrice Kat Zeta jones,en football son idole était Frank Rijkard,il admirait commpersonnage historique NELSON MANDELA, et rêvait d'un saladier plein de chèques pour une oeuvre de charité,et son mot préféré c'était bienvenu!

Il nous a quitté le 26 juin 2003 à lyon ! en nous brisant le choeur , ce N° 17 qui ne répond plus à l 'appel depuis cette date à laisser un vide dans sa famille, un vide pour son épouse , un vide pour ses enfants qu il ne voit grandir que de là haut, un vide dans la tanière , 8 ans déja qu 'un leader s'en est allé , 8 ans de tristesse , 8 ans que tu manques aux lions indomptables aux quels  tu a donné ta vie. nous garderons de toi cette façon que tu avais de rester discret quand tu  disais

'::

'J'ai toujours pensé que quand je n'ai rien à dire je préfère me taire parce qu'il y a beaucoup de gens qui me disent "on te voit pas souvent à la télé, tu ne dis jamais rien,...".
En fait je n'ai pas envie de dire des choses qui mettront en difficulté certaines personnes donc je préfère garder tout pour moi et ne rien dire, l'essentiel est que sur le terrain je fasse le maximum d'efforts. C'est pour ça que je disais que si quelqu'un a des remarques à me faire, qu'il me le dise mais moi en retour je n'ai pas grand chose à dire car je peux mettre en péril moi où la personne que j'ai en face de moi, donc je préfère ne rien dire.
D'autres personnes disent que je n'ai pas envie de parler à la presse ou que je n'ai pas envie de dire des choses, non, je suis de nature très réservée et, ce n'est pas que je n'arrive pas à parler car je peux parler des jours et des nuits, mais quand j'estime que ça ne vaut pas la peine de dire quelque chose et bien je ne dis rien, ça a toujours été comme ça.
''

MERCI MARCO,MERCI POUR TOUT


Ajouté le 20/06/2011 par daniel pascal Nsongo -

Dans le cadre de la journée nationale des mémoires de la traite, de l'esclavageet de leurs abolitions  sur invitation de MONSIEUR NICOLAS SARKOZY PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE  en Présence de MR GERAD LARCHER ,PRESIDENT DU SENAT ,

4 membres de l'association des sportifs camerounais -ASC (anciens lions indomptables du Cameroun )sont  conviés à la céremonie qui aura lieu le Mardi 10 mai 2011 à 11heures dans le Jardin du LUXEMBOURG à PARIS

1-MONSIEUR ANDRE KANA BIYIK

2-MONSIEUR GEORGES LANDRY MOUYEME

3-MONSIEUR RAYMOND KALLA KONGO

4-MONSIEUR JEAN II DIKA DIKA

nous invitons les présentes personnes à retirer leur carton d'invitation auprès du président de l'association DANIEL NSONGO avant la fin de la semaine


Ajouté le 02/05/2011 par ASC -

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