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J’ai vu les larmes du maréchal, celui qui à la fin des années 60 était la figure emblématique du football camerounais, la référence d’une génération  toute entière ;celle qui en 1965 brava la politesse au ROI KWAME  KRUMAH et remporta à Accra au Ghana la 1ère édition de la coupe d’Afrique des clubs champions avec L’Oryx de Douala ;
Il n’était pas une vedette  , il était un MONSIEUR, adulé ,respecté ,aimé de ses pairs, un gagneur  qui véhiculait à toute l’équipe une énergie et à tout un groupe l’envie de vaincre, il était l’esprit d’une génération qui ne savait  jouer au  football que pour marquer des buts plus que l’adversaire.
Il amènera l’équipe nationale de football du Cameroun en 1970 au SOUDAN  et comme ROGER MILLA dans les années 80 il en était le leader ,comme l’est aujourd’hui celui qui porte le même prénom que lui 40ans plus tard  ETO’O FILS.
Samuel MBAPPE LEPPE  de son surnom WELL(mot anglais « car il savait soulagé les siens  dans les moments difficiles » )aimait son pays  lui était dévoué corps et âme ;il avait un mental de fer et un talent incontestable ,auxquels se sont ajoutés les qualités humaines qui en disaient long sur son grade, la sagesse ,la dignité et le respect de l’autre le rendaient parfois même timide  aux yeux  des observateurs.
il  a été promu MARECHAL par le public sportif camerounais tellement il était écrasant tant par sa stature , son aura que par ses qualités de sportif et d’homme.
ce soir du 2 mars 1972,triste d’avoir arrêté sa carrière quelques que mois avant ,j’ai vu les larmes du Maréchal, abattu  car convaincu que le Cameroun lors de cette CAN  la seule organisée jusqu’à ce jour par le pays avait la meilleure équipe du tournoi ,culpabilisant tant son amour du maillot VERT ROUGE ET JAUNE était resté intact malgré sa retraite ,mais il était là impuissant devant le sort pensant peut être que le Cameroun avec lui serait revenu au score ?hélas !
le pays ce soir là tout entier  était ébranlé, et  son géant avec ,car son équipe menée par le Congo 1-0 depuis la 35éme minute du match n’a jamais réussi à recoller au score pendant les 55 mn qui suivront le but de MINGA NOEL PEPE ;
le CAMEROUN éliminé en demi-finale  ,on avait compris de ses larmes que le temps avait fait son chemin, que lui avait fait son temps  et ne pouvait apporter que son soutien moral ,il songe même un moment le temps de digérer sa déception  rechausser les crampons mais la sagesse le  rappelle à la résignation car ce MATCH NE SE REJOUERA JAMAIS.
Il  restera  digne et solidaire de ces compagnons d’hier, TOKOTO JEAN PIERRE ,NLEND PAUL ,KOUM EMMANUEL,  ses frères d’ armes ,respectueux vis-à-vis de ceux qui ont pris la relève sous la tunique nationale LEA EYOUM CHARLES,YEBGA MAYA,NDOGA,MVE EMMMANUEL,BENGALA et les autres car il sait au fond de lui que ces garçons avaient été au bout d’eux-mêmes il n’avait pas l’ombre d’un doute sur leur foi ni sur leur motivation.

 CE CHAMPION lui jamais n’ a eu de haine ,ni de mot ,ni de reproche envers ces jeunes ,ni envers les générations qu'il suivra avant son trépas nous laissant ainsi en éveil dans nos esprits que ce n’est pas d’aujourd’hui que le jour sans existe en football , le football n’est pas une science exacte :IL N A EU QUE DES LARMES ET UN REGARD  VERS LE CIEL POUR LE FUTUR

MERCI DE NOUS AVOIR  PASSER LA MAIN  .
Si de lui il ne nous reste que les ruines d’un stade vétuste des années 60 où il a écrit toute son histoire et un monument sans effigie à l'entrée du stade qui porte son nom àAKWA DOUALA, on aurait souhaité que le complexe sportif prévu à cette emplacement par le CAMEROUN dans les mois à venir n’efface pas  nos souvenirs et  que  ce nom démeure à jamais  à cet endroit comme un témoignage de gratitude à celui qui par sa sueur a lutté pour un club,un canton ,une ville un pays une nation et une idée de son sport:LE FOOTBALL




Daniel NSONGO          le 18juillet 2008