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LA METHODE LE GUEN  ET LES RISQUES DE DERIVE SUR  LA SELECTIONS DES JOUEURS  LOCAUX

Si selon ROGER MILLA cette idée est ‘’une aberration’’ il est  difficile de s’imaginer comment il est possible d’avoir des certitudes et des convictions  sur un joueur susceptible d’évoluer en équipe nationale si nous ne l’avons pas supervisé ,vu évoluer  en clubs  nous même en situation de compétition.

L’idée de Paul  le Guen de réunir en sélection sur proposition les deux meilleurs joueurs de chaque équipe par les entraineurs  nationaux a été reçu avec beaucoup de réserve dans les milieux sportifs camerounais, la dernière performance des lions en Angola ayant révélé des carences d’effectif assez significatives le Cameroun tout entier s’est posé la question de savoir si le football était mort dans notre pays ou encore si le championnat national n’est pas qu’ une mascarade commerciale de l’image du sponsor officiel tant le niveau est à plaindre ;

Nonobstant les centres de formation qui pullulent dans notre pays ,ces usines à fabriquer du rêve la qualité de notre football laisse à désirer sur le plan national ,une inquiétude qui interpelle lorsque le niveau technique des jeunes issus de la formation locale donne sa moyenne mesure , lorsqu’un pays comme le Cameroun se retrouve dans l’incapacité de produire des meneurs de jeux où des arrières latéraux ;

 certes  la vocation ne peut naitre chez les jeunes que lorsqu’ils admirent  ceux qui occupent ce poste actuellement  ,mais quand on observe les joueurs  concernés en question  nous sommes consternés et c’est plutôt mouchoirs en main et larmes aux yeux que  la passion du public se mesure ;

 le taux de réussite des centres de formation montre que nombreux sont les jeunes qui quittent  le pays pour une aventure  vers l’eldorado qu’ils n’atteindront jamais  et  aussi que les clubs de notre élite pour la majeure partie n’ont pas de centre de formation pourtant source du renouvellement des classes que dire des clubs historiques sans élan de renouveau;

La nécessité pour un sélectionneur national  de vivre sur le sol camerounais ne peut que relancer le débat par rapport à la situation de Paul le Guen  qui vit en EUROPE et qui pour la difficulté de la mission de participer à  la coupe du monde avec les lions indomptables  aurait pu pour le 4 mois à venir ,faire  le choix professionnel de passer plus de temps sur les terres camerounaises si ses intentions justifiaient vraiment le but recherché  pour apprécier les joueurs  locaux et trouver la perle rare  nous espérons que sa démarche n’est pas que de la poudre aux yeux  d’un public camerounais  fort critique à son égard  après la CAN ;

Les lions aujourd’hui  hormis les  deux cadres sortant  ne disposent que de  très peu de joueurs ayant évolué ou connu la D1 au Cameroun , les derniers trophées gagnés  par le Cameroun avec son équipe nationale  en 2002 qui confortent la donne historique avec le mélange pros et amateurs  ,sont en opposition de phase avec la situation actuelle à nous demander si  nous n’avons pas un véritable problème avec une équipe un peu trop européenne  loin de la valeur du terroir  et si tel était le cas les remèdes choisis par Paul le GUEN ne nous paraissent pas adapter au mal diagnostiqué.

Claude Le ROY à son arrivée  en  1985 avait eu une démarche  plus profonde  en matière de prospection s’appuyant sur  le dispositif fédéral  qui prévoyait selon l’avis des entraineurs  à l’issue de chaque rencontre la désignation  des deux meilleurs joueurs de l’équipe adverse sur la feuille de match des informations recoupées ensuite pour asseoir une idée des hommes supervisés  et pour ainsi éviter le  favoritisme  , cette dérive  que ROGER MILLA souligne.

Le Cameroun a des subtilités que PAUL LE GUEN ne maitrise pas et ce serait prétentieux de sa part de croire  ou pouvoir les appréhender aussi facilement sans une aide locale ,THOMAS NKONO étant aussi expatrié que lui au sein des lions il ne saurait être un appui local crédible  ; nous appelons de nos vœux  la nomination d’un entraineur  national adjoint  capable de sillonner le pays ,et qui aux cotés du breton  puisse lui apporté cette touche locale, bien que les noms et la moralité se fassent rare  dans notre pays certains anciens lions comme FRANCOIS OMAM BIYIK , EUGENE EKEKE  disposent encore de la crédibilité et de la pédagogie nécessaire exigée par le  profil  pour cette fonction et surtout de la qualification requise.

la sélection  des joueurs venant des clubs par les entraineurs eux même, à défaut des risques de favoritisme peut poser un autre problème de pléthore  si 14 clubs ont leur  meilleur joueur  au même poste exemple avant-centre ou défenseur central  nous basculons vite vers une sélection mutualisée au profil uniforme avec risque de déséquilibre par rapport aux besoins généraux souhaités, pourtant un entraineur à la recherche d’un latéral droit ,d’un libéro ou d’un gardien de but axera sa recherche vers ces postes ,de quoi faire gagner du temps à tout le monde et le but est plus vite atteint .

la rencontre du 3 mars à MONACO contre l’Italie ne nous apprendra pas grand-chose sur les lions indomptables mais elle lancera la route de notre équipe nationale de football vers des objectifs que nous souhaitons élevés  et respectés par le professionnalisme des uns et des autres  pour que le Cameroun se montre à la hauteur des attentes d’un public que nous savons nombreux    .

Alors quel sera le programme de préparation des lions indomptables pour l’Afrique du sud, 4 jours ,2 semaines ou 1 mois Messieurs   allez savoir !