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Crée en 2006 par un rassemblement des anciens footballeurs camerounais de diverses générations des lions indomptables, l'associatiion des sportifs camerounais-ASC est une association de droits français type 1901 à objet sportif et culturel; son but est de promouvoir , développer le sport ,la culture et le vivre ensemble au sein de la diaspora Africaine.

L'ASC est le plus grand mouvement des sportifs camerounais   de la diaspora.

JACQUES ROUX :UN AUREVOIR POIGNANT POUR SON DERNIER VOYAGE

C'est hier vendredi 17 avril 2015 à 12h que  sous les applaudisssements , l'ancien footballeur international  camerounais ,journaliste  sportif ,Jacques Roux a été inhumé à Rueil Malmaison,la foule immense qui s'était donnée rendez vous pour ce vibrant hommage confirmait tant par ses amis sportifs , que ses amis journalistes , jusqu'aux  membres de sa famille réunis l'image positive  du sportif, de l'homme , que Jacques était ,résumée en synthèse par les mots simples de sa mère meurtrie par la douleur de cette dure épreuve  " mon fils était un véritable drapeau  , on ne me connaissait pas par mon nom mais comme la maman de Roux " 

 

Nasser Sandjack l'ancien sélectionneur de l 'équipe nationale d'Algérie de football  était venu saluer  la mémoire d'un homme  courageux qui a  beaucoup aidé les africains par son engagement vers un idéal de reconnaissance de la valeur des techniciens locaux , il dit lors de son méssage de condoléances à la Famille que   : '' Jacques était un grand homme , un homme bien éduqué, qui a su dire aux autorités des choses que personne n 'osait dire, il a défendu les entraineurs africains sur tout le continent , c est une perte pour le football africain c est une perte pour l'Afrique"

Tour à tour la foule s'était relayée pour un dernier adieu , mais lorsque sa famille sportive composée d'émérites anciens footballeurs s'avance et forme le cercle autour de la dernière démeure de leur frère d 'armes , un frisson d'émotion et de tristesse gagne toute la foule présente .

 

Lorsqu'en choeur ils reprennent le dernier refrain de l'hymne national Camerounais, ce poignant aurevoir  est suivi par une salve d'applaudissements à la mémoire de  Jacques Roux qui désormais repose  à l'aile droite ,  du  cimetière les Bulvis sis  au 108 route de l'empereur à Rueil Malmaison dans les hauts de seine en région parisienne,  une coincidence posthume  du destin ce flanc droit décidément qu'il ne quittera  jamais  même pour son dernier voyage vers l' au-delà.

Paix à ton Ame Champion.

Après Anoumou Ngozo,Jean Daniel EBOUE, SiMON Tchobang , Réné EMANA ,théophile Abéga, Louis Paul Mfédé, MBINKEU MbAkop,daniel Dikambi  ,Jacques  Roux rejoint la longue liste des étoiles  de la nation qui ont écrit avec  leur sueur l 'histoire du football Camerounais  .

La famille prévoit une messe d'actions de Grace  à Paris le 6 juin 2015 et 3 messes au Cameroun  dans la foulée, Douala , Yaoundé, et Kribi .

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DECES DE JACQUES ROUX : L'ASC PERD UN DE SES MEMBRES FONDATEURS

Le monde du football Camerounais a été dimanche  12 avril 2015  vers 23h frappé par la disparition de l'ancien footballeur international , Jacques Roux,décès survenu à Paris à l'hopital Bichat '

Malade depuis quelques mois , Jacques ROUX  après un combat qu il a méné jusqu'à l'orée du week end ,a malheureusement succombé  à sa maladie  vaincu par la faucheuse des destins, il laisse  derirère lui 5 enfants, une mère, une famille , tous ses amis et le football camerounais dans la tristesse.

Ancien sociétaire du Canon de Yaoundé,était  il a été un des membres fondateurs de l'association des sportifs camerounais-ASC, après sa carrière sportive, Jacques Roux  avait réussi sa reconversion dans la communication , en qualité de journaliste  sportif , expert analyste du football Africain , il avait une vision de l'Afrique de demain et par sa tenacité et son intelligence  travaillait jour et nuit pour cet idéal présent dans plusieurs  projets en herbe sur la télévision sportive africaine  qu il avait sus initier, Jacques Roux se met définitivement en off et quitte le plateau on air laissant dernière lui  un  immense vide !

PAIX A SON AME !

Nous adressons toutes nos condoléances à la Famille éprouvée.

le programme communiqué par la Famille prévoit  deux journées de visite de recueillement autour de la dépouille du défunt les mardi 14  et  jeudi 16 avril 2015 de 14h à 15h à la chambre mortuiare de l'hopital Bichat 46 rue huchard  75017 Paris- porte de st Ouen

la levée du corps aura lieu le vendredi 17 avril 2015 à 9h  à la chambre mortuaire de l'hopital bichat  suivie d'une messe à Rueil Malmaison , l'enterrement suivra à 11h au cimetière de Rueil Malmaison 

la famille prévoit également plusieurs messes d'action de Grâce , à Paris au mois de Mai , à yaoundé ; Douala et Kribi aux dates qui seront communiquées ultérieurement

                                                                                                                                                     

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LES LIONS ONT FINI PAR TOUCHER LE FOND

 

• Mercredi à l'Arena Amazonia de Manaus, l'histoire du football camerounais a littéralement basculé, passant de la honte à l'humiliation.


La sortie piteuse d'Alex Song © Getty Images

Les Lions Indomptables, qui avaient bien entamé le match éliminatoire de poule contre la Croatie, ont sombré dans un scénario catastrophe qu'on ne saurait qualifier, tellement il nous est difficile de trouver des mots justes pour décrire ce que les téléspectateurs ont vécu en Mondovision.

 

Mené dès la 12ème minute suite à un but de Olic, sur une hésitation défensive de Aurélien Chedjou qui a permis à Perisic de trouver le buteur croate en duel avec Mbia, le Cameroun a perdu peu à peu le fil de son jeu, concédant une défaite historique de 4-0.

Le fiasco... Volker Finke a manqué sa Coupe du Monde

L'équipe nationale du Cameroun a accumulé des controverses durant toute la période de stage. Si à la charge du sélectionneur on peut lui attribuer le choix de son gardien de but, plus figurant que décisif, Charles Itandje a semblé présenter pendant cette compétition des carences techniques qui ne cadrent pas avec le haut niveau. Frileux et approximatif tout au long de cette Coupe du Monde, sa maîtrise des fondamentaux au poste de gardien de but a surpris au point de devenir sujet à critique récurrent.

On pourrait également souligner des absences notoires sur l'aspect tactique chez les Lions, la forme des joueurs, les choix décevants sur le onze entrant, la gestion de son infirmerie, et la communication autour des blessés. Le sélectionneur Camerounais, en cédant à la pression des cadres, a lourdement failli dans sa mission. Et en sélectionnant des joueurs blessés comme Makoun, Chedjou, Nguemo ou Nyom, qui n'ont servi qu'à à meubler les vestiaires, il a lui-même fixé la limite de son projet et le niveau de performance de son groupe.

Quand est-ce-que les joueurs camerounais comprendront-ils qu'une Coupe du Monde n'est pas une tournée de figuration ? Pourquoi manque-t-il chez nous autant d'honnêteté intellectuelle au point de vouloir se rendre à une compétition aussi relevée bien que diminués ? Est-ce une question d'argent ?

A l'arrivée, c'est le Cameroun qui est pénalisé car, en se présentant au Brésil avec une équipe lourdement handicapée physiquement, qui a compté quasiment un joueur blessé par poste et au moins un joueur hors de forme par poste, c'est un échec de programme validé pour le sélectionneur et son staff. Pourtant, il a eu au départ la volonté de doter les lions d'un encadrement des plus professionnels en renforçant son équipe de travail. Ce fiasco est également le sien et il devra l'assumer.

Le Grand Pardon d' Alexandre Song ... Ce geste est inexplicable !

Si dans le jeu proprement dit, sauf mauvaise foi, les Lions ne sont pas à blâmer. Deux faits majeurs ont fait basculé la rencontre : d'abord peu après la 40ème mn, l'inexplicable geste de Alexandre Song sur Mandzukic, qui lui a valu une expulsion et beaucoup de regrets et de tristesse manifestés en zone mixte à la fin de la partie : « je suis triste, j'ai le sentiment d'avoir laissé tombé mon pays et de m'être laissé emporter, c'était un geste vraiment stupide et je suis sincèrement désolé. Si je pouvais faire n'importe quoi pour revenir en arrière, je le ferai, je vous demande Pardon », a-t-il dit. Excuses présentées de nouveau en conférence de presse vendredi à Vitoria. Sauf que son geste a  stupéfait tout le monde.

Même si nous reconnaissons l'extrême tension qui a régné autour de cette rencontre côté Lions Indomptables, pour un joueur de haut niveau avec son vécu et son cursus, on a du mal à comprendre. Même si ce geste est à classer en simple fait de jeu avec le recul, il a lourdement pesé dans la balance et plombé une dynamique camerounaise dans sa phase ascendante. Cela parce que, malgré l'orgueil, en infériorité numérique dans une compétition aussi relevée que la Coupe du Monde, il est toujours possible de défendre un résultat nul. Mais il est objectivement difficile de l'obtenir lorsque le score est acquis à la faveur d'une équipe aussi adroite en projection offensive que la Croatie. Si à 11 contre 11 le Brésil a eu beaucoup de mal, pour les Lions, c'était mission impossible. Certes Alexandre Song est un joueur sanguin. C'est connu et les Croates ont su le provoquer mais cela fait également partie de la stratégie de l'adversaire. Nous avons manqué de malice et c'est aussi ça l'expérience et la roublardise. Mais comme son oncle Rigobert Song en Coupe du Monde 1998 en France, il apprendra de ses erreurs.

L'impuissance de la machine camerounaise sera également illustrée par Enoh Eyong ou Stéphane Mbia. Ce dernier, avec bravoure a hissé son niveau de jeu, après avoir accepté le sacrifice de jouer au poste de latéral droit pour l'intérêt de la nation. Par Benjamin Moukandjo avec sa générosité et sa volonté de gagner, malgré quelques déchets. Dans son cas on rappellera qu'il n'y a que ceux qui ne tentent rien qui ne font pas d'erreurs. Pour couper court à toute ambition des Lions, le retour de la pause va être fatal avec ce but de la 47ème minute qui déstabilisera toute l'équipe, nous faisant alors assister à une descente aux enfers historique des Lions.

Par des faits marquants tant avant, pendant qu'après le match, les Camerounais dans leur ensemble auront fait montre de toute leur incurie, de leur manque de discipline, de leur esprit égoïste, de leur manque de respect, et de valeurs. Tout cela étalant comme une malédiction un comportement qui tient tout simplement de la folie. Dans l'ensemble, des joueurs aux dirigeants, on est tellement devenu résistant à l'irresponsabilité, que ce mal incurable qu'est la bêtise humaine, commence de plus en plus à pourrir l'existence à ceux qui aiment le football, les Lions Indomptables et tout simplement le Cameroun. Si l'incident du drapeau a suscité ire et colère de la nation, nous nous sommes évertués à dire qu'un enfant ne naissait pas avant sa mère, tout comme un citoyen avant sa patrie.

Le Cameroun... comment en sommes-nous arrivés là ?

Tout a commencé la veille du match, alors que les Lions s'apprêtent à se rendre à Manaus lorsque le Ministre des Sports informe la Fécafoot que ne sont invités à prendre place dans l'aéronef des Lions que les membres de la délégation officielle des lions c'est-à-dire joueurs et staff. Ce qui peut paraitre normal dans les us d'un pays normal, devient subitement inimaginable pour le Président de la commission de normalisation froissé et heurté dans son amour propre. Celui qui avait pris l'initiative depuis le Cameroun d'inviter des personnes privées dans le contingent des Lions vers le Brésil s'emporte, annulant la réservation d'hôtel au Golden Tulip du ministre faite au nom de la Fédération de football. La décision ministérielle a résonné comme un crime de lèse-majesté qui va ouvrir un conflit de tutelle opposant de façon frontale le gouvernement camerounais représenté par le Ministre des Sports Mr Adoum Garoua en mission de travail, devant appliquer une feuille de route de sa hiérarchie et la Fédération camerounaise de football, par son Président de normalisation le Pr Joseph Owona qui ira jusqu'à boycotter le match des Lions à Manaus.

Avait-on besoin de tout ça à la veille d'un match crucial ?

Même si la fédération a un mandat de représentation du Cameroun et de gestion du football Camerounais, son président ne serait sur le plan diplomatique pas la personne autorisée à jouir des charges, droits, avis et responsabilités sur les armoiries, encore moins de l'administration d'une mission d'état au nom du Cameroun. Cet élément donne toute latitude au Ministre de tutelle d'être dans ses prérogatives et son droit le plus absolu.

Si en 2010 nous avons assisté au conflit d'égo des joueurs, nous assistons en 2014 à l'absence d'autorité dans la tanière qui donne le droit à tout le monde de faire tout et n'importe quoi. Mais ce que les uns et les autres semblent avoir oublié, c'est qu'il y a depuis 3 ans un règlement intérieur qui s'applique à tous et qui a été mis en place sur la gestion des Lions Indomptables. En le relisant, on peut comprendre sans aucun doute qu'il met autant les joueurs dans le conflit des primes et la grève en situation disciplinaire délicate au retour du Mondial, mais aussi le Président du Comité de normalisation dans une insubordination répréhensible pour l'incident avec le ministre des sports. Cela enfin, au même titre que les joueurs face au premier ministre.

Les articles 7, 8 et 13 relatifs au principe, droits de réserve et loyauté précisent la responsabilité des joueurs et encadreurs des Lions pendant tout regroupement, à cela s'ajoutait la jurisprudence, certaines mesures définitives seraient à prendre, en commençant par le trio des capitaines et représentants des joueurs sur le cas de la grève. Compte tenu des antécédents, du ''Marrakechgate'', la destitution des capitaines serait la moindre des sanctions en application des textes relatifs au règlement intérieur des Lions, et sur le plan de l'éthique, l'ensemble des joueurs devrait restituer les primes qui à ce stade de la compétition sont sur le plan sociétal immorales.

Le devoir d'exemplarité rend inévitable l'exclusion définitive d'Assou Ekotto des Lions

Si la méconnaissance de l'histoire des Lions Indomptables entraine une sorte d'incurie chez certains joueurs, il est triste pour nous de conclure aujourd'hui que les Lions Indomptables ont définitivement touché le fond, et ce serait presque un évènement de voir cette équipe nationale ne pas rentrer de cette Coupe du Monde au Brésil avec 0 point, 0 but mais 56 millions de FCFA dans les poches.

Nous pensions avoir tout vu et tout vécu, mais certains hommes sont encore capables de nous surprendre tant les horreurs tapissent les profonds canaux de leur personnalité. Les joueurs de football ne sont pas en reste. Des joueurs qui ne respectent pas le drapeau national, des internationaux qui ne respectent ni l'autorité, ni les armoiries nationales peuvent ils se respecter entre eux ?

En 1982, alors que les Lions Indomptables rentraient de leur première Coupe du Monde, le troisième gardien du Cameroun, Simon Tchobang (paix à son âme) avait été suspendu pour comportement anti-sportif, pour avoir agressé une arbitre en match de championnat sous les couleurs de la Dynamo de Douala. La commission de discipline avait considéré le caractère exemplaire de son statut international et lui avait infligé la sanction de l'exclusion à vie de l'équipe nationale du Cameroun.


L'altercation entre Moukandjo et Assou-Ekotto © AP

Pour Benoît Assou Ekotto, nous sommes dans le cas de la récidive disciplinaire qui est un indice sur le profil caractériel d'un marginal. Une confirmation de plus que la tanière des lions est bel et bien infestée de l'intérieur. Et ne venez surtout pas nous parler de système lorsque la responsabilité individuelle des hommes est engagée. Certains jeunes y sont comme des brebis parmi les loups et il faut arrêter cela.

Nous devons coller à chaque question des réponses et faire en sorte que ce genre de comportement soit éradiqué du football camerounais pour toujours. Comment expliquer qu'un joueur professionnel en vienne à donner un coup de tête volontaire à son propre partenaire pour un banal fait de jeu sur le terrain en plein match ?

Pouvons-nous seulement avoir une pieuse pensée pour Marc-Vivien Foé et planter le paradoxe à une semaine de l'anniversaire de celui qui est mort sous les couleurs nationales le 26 juin 2003 à Lyon lors du match Cameroun-Colombie en coupe des Confédérations. On souligne que onze années ont passé, mais hélas le chaos a atteint son comble.

De plus, le cas Benoît Assou Ekotto est une trahison car qu'elle différence y aurait-il entre son comportement et celui d'un militaire qui retournerait son arme sur son compagnon de guerre en plein front. « Une honte », dira le sélectionneur, pour notre pays ; une calamité pour un continent, pour notre histoire.

Les Lions Indomptables, à nos yeux, sont tout pour la nation camerounaise. C'était un projet pour contribuer à l'unité du peuple, sa fusion avec un élément d'identité nationale fort. C'était plus encore, mais pas un dépotoir de garçons sans respect sans éducation et sans éthique. Nul n'a le monopole de l'amour de la patrie, et bien que le patriotisme ne se mesure pas aux actes, le respect de la nation et de la patrie doivent habiter chacun de nous.

Cette fois, le Cameroun doit choisir de ne pas se rendre complice de cette injure vis-à-vis du peuple. Si la radiation de Benoît Assou-Ekotto est inévitable, la sélection sous conditions de certains éléments qui ont fait partie de cette campagne Brésil 2014 est également à discuter, tout comme les quotas des joueurs locaux en équipe nationale.

Il faut repartir sur des nouvelles bases car Les Lions Indomptables ont, devant la jeunesse camerounaise, un devoir d'exemplarité, un statut qui dépasse le cadre d'un match de football, parce que mercredi dernier, nos enfants regardaient.

Pour les observateurs le geste de Benoît Assou Ekotto ressemble plus à un suicide médiatique, un rejet. C'est la passe d'une chronique annoncée d'abord par ses éclats de voix face à Samuel Eto'o la veille du match contre la Croatie. Son geste donne le verdict définitif d'un conflit qui tapisse certainement sa vie et à cet effet on peut comprendre qu'il ne veuille plus porter les couleurs du Cameroun. Ce qu'on lui accorderait volontiers, mais nous ne parlons pas de Lionel Messi, ni de Cristiano Ronaldo, mais de Benoît Assou Ekotto...

Certes, l'histoire de notre pays ne se limite pas à un match de football, mais jamais le public camerounais n'oubliera cette attitude tenant de la racaille. Son nom incarnera dorénavant l'indignation de tout un peuple. Voilà ce qu'il a voulu que l'histoire retienne de lui, de sa vie et de sa sortie de scène : l'image d'un piètre personnage que le football a certainement sauvé de biens de déboires, mais bon... quel dommage !

Daniel Pascal Nsongo

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MONDIAL 2014

• Depuis la défaite contre le Mexique, l'équipe du Cameroun, qui a lourdement peiné, a vu son infirmerie accueillir un autre patient, et pas des moindres puisqu'il s'agit de son capitaine.

Photo de Cameroon Foot  Buzz.
Eto'o touché et indisponible pour la suite des choses ? © AP

Déjà ménagé depuis la fin de la saison à Chelsea, c'est à la 17ème mn du match face au Mexique que l'incident survient. L'attaquant camerounais dans un duel, face à  Moreno, voit son genou se bloquer à la réception. Pour les observateurs aguerris, à ce moment on craint le pire, mais c'est au courage qu'Eto'o va tenir jusqu'à la fin de la partie.

 

Le joueur camerounais a lui-même confirmé sa blessure sur les réseaux sociaux, tard dans la soirée de dimanche. Mais si la blessure de Samuel Eto'o est un non-évènement dans une carrière de footballeur, c'est sa gestion que nous condamnons depuis plusieurs semaines. Entre la prétention et la maladresse du Team Press Officer des Lions Indomptables et les cachoteries du sélectionneur sur l'état de santé des joueurs valides, ainsi qu'après un décompte soigné, on se rend compte que les Lions n'ont pas 14 joueurs de champs valides à ce jour. Au rang des blessés, on a : Jean II Makoun (cheville), Samuel Eto'o (genou), Aurélien Chedjou (genou), Edgar Salli (cuisse), Vincent Aboubakar (genou), Charles Itandjé (poignet), Allan Nyom (genou) et Landry Nguémo (genou) convalescent.

L'amateurisme du Team Press des Lions

D'où vient-il à un Team Press Officer (TPO) de supputer sur la blessure d'un joueur, par des allusions et des propos à charge ? Oui Eto'o était blessé en club, mais qui peut nous dire exactement de quel mal souffre le capitaine des Lions indomptables avec précision ?

A défaut de précisions, le responsable de communication manque l'occasion de faire preuve d'intelligence avec un manquement au devoir de réserve. Une occasion offerte de s'abstenir, au lieu de quoi, en s'exprimant bêtement par une note d'information, il met entre autres le Chelsea FC en porte-à-faux en exposant les choix médicaux du Club. Ce qui représente une violation du secret médical, en portant en outre à la connaissance du public, la forme du traitement préconisé par un club à son salarié, soit les infiltrations administrées et de plus en insinuant que le joueur serait arrivé en stage « complètement carbonisé ».

Au Cameroun, tout le monde a le droit de dire tout sur tout, mais hélas le jugement hâtif du TPO nous parait subjectif, puisqu'on parle d'un joueur en saison qui n'a disputé que 21 des 51 matchs que son club aura livrés toutes compétitions confondues. De plus, en sachant que Samuel Eto'o était resté au repos un mois avant le terme de la saison, ces inepties s'ajoutent comme une cacophonie de plus dans la tanière.

Nous pensions que seul le médecin des Lions Indomptables était la seule autorité habilitée à expliquer ou à informer sur une pathologie concernant les joueurs. C'est un terrain réservé de droit, sur lequel même le sélectionneur Volker Finke se risque rarement, et que ne voit-on pas ? On communique sur l'équipe nationale de football du Cameroun comme au café de la gare.

L'absence de Samuel Eto'o est elle préjudiciable pour le jeu des Lions ?

Depuis 2008, l'apport du capitaine des Lions indomptables a considérablement baissé au sein de l'équipe dans les tournois majeurs. Si son influence reste néanmoins renforcée, il le doit plus à la rubrique des faits divers qui le concernent, moins qu'aux trophées gagnés avec le Cameroun depuis 2002 et à un leadership, sous forme d'un pouvoir qu'il n'a jamais voulu partager avec qui que ce soit. Cette dernière donne renforcée depuis le départ des cadres comme Geremi Njitap ou Rigobert Song, et complétée par la non sélection d'Idriss Carlos Kameni, l'autre dinosaure encore en activité qui aurait pu prétendre à ce voyage au Brésil.

Après 4 Coupes du Monde avec le Cameroun et en dressant un bilan dans cette compétition, on réalise avec objectivité qu'il est très peu élogieux. En 8 matchs et 3 buts dont un pénalty en 2010, l'influence de Samuel Eto'o ne saurait représenter un gage de réussite effective et absolue pour le Cameroun au regard de ces chiffres.

L'organisation de jeu de l'équipe, sa forme du moment aidant, depuis le début du stage des Lions et malgré un éclair contre l'Allemagne ; même si son intelligence de jeu est considérable et l'expérience tout autant, avec un rendement physique amoindri, le capitaine, pour le reste des Lions Indomptables doit cesser d'être une béquille. Les « héritiers du capi' » doivent se prendre en charge tant mentalement que techniquement et ils en ont les moyens. Il s'agit désormais d'avancer sans le capitaine avec les forces en présence de la nouvelle génération.

L'absence d'un joueur cadre dans un groupe, qu'il s'appelle Eto'o ou un autre, entraîne toujours une redistribution des rôles et un nouveau leadership. En ce qui concerne les Lions, la confiance en un leader technique est nécessaire à ce jour et s'impose. Sauf que le leader est quelqu'un qui s'impose naturellement par sa fluidité. Ce qui est curieux et dommage, c'est que la saison des Lions et la préparation avant cette Coupe du Monde ont donné des indications on ne peut plus claires sur les individus. C'est ce que Sabri Lamouchi et la Côte d'Ivoire ont compris dans la gestion de Didier Drogba.

Malheureusement, le Cameroun ne l'a pas compris, puisque le culte de la personnalité est plus développé chez nous. On ne pouvait pas laisser Samuel Eto'o sur le banc des remplaçants en joker psychologique. Roger Milla, à 38 ans, a brillé en 1990 en étant remplaçant et a été sacré Ballon d'or africain une seconde fois. Nous admettrons cependant que la virtuosité des deux hommes ne repose pas sur les même socles. Dans la forme actuelle d'Eric Maxim Choupo-Moting et celle de Vincent Aboubakar, il y avait en eux un indice, hélas subitement brouillé par l'idée malsaine du pouvoir.

Une blessure comme un chant du cygne

Le temps se charge de gérer le cycle des générations, accidentellement ou harmonieusement, et Samuel Eto'o n'y échappera pas. Le match contre la Croatie va demander aux Lions de renaître de leurs cendres et de se réinventer une identité avec des joueurs autres que le capitaine. Le poids de son aura, qui a souvent influencé ses coéquipiers et cristallisé en eux la peur de se faire réprimander, va certainement libérer bien d'esprits pour se mettre au diapason du collectif et d'une idée de jeu d'un football tous ensemble et non plus tous pour un.

Il y a 8 ans, on avait souhaité et demandé de construire la meilleure équipe autour de Samuel Eto'o, mais une erreur a été commise quasiment par tous les sélectionneurs qui se sont succédés dans la tanière : personne n'a réinventé l'identité de jeu du groupe et on s'est reposé sur ses exploits, en jouant pour lui et pour son égo.

Le Cameroun a sombré en 2010 lorsque le choc des égos est survenu, l'équipe étant en conflit avec sa pseudo-philosophie. Or depuis, elle ne sait pas faire autre chose que de jouer de cette manière. Samuel Eto'o, en obtenant l'adhésion de ses partenaires à cette logique, a soumis psychologiquement les joueurs et étouffé leur épanouissement. Mais on ne peut jouer pour un joueur que si celui-ci est en pleine possession de ses moyens et dans la fleur de l'âge compétitif. Pour Eto'o, la blessure en saison a sonné comme le chant du cygne, une chose qui ressemble étrangement au crépuscule d'une carrière au sein des Lions et à une passation de pouvoir du leadership technique du collectif.

Ce qui va changer sans Eto'o

Si du côté des joueurs, une prise de responsabilité va revenir indéniablement aux cadres qui l'ont toujours revendiqué, comme Alexandre Song, Nicolas Nkoulou ou Stéphane Mbia. La sortie d'Eto'o risque d'entrainer également, compte tenu d'un impératif de performance, un chamboulement tactique avec une modification du système de jeu du 4-3-3 vers un 4-2-3-1 ; un dispositif modulable qui s'adapte facilement aux forces de tous les autres systèmes, tout dépendra de l'animation offensive et encore faudrait-il que Volker Finke le comprenne.

Dans l'ensemble, l'animation de jeu sera différente. En défense, pour faire face à Mandzukic qui marquera son retour, Joël Matip devrait pendre la place d'Aurelien Chedjou mais on assistera à une montée en puissance de compétiteurs comme Stéphane Mbia et Alexandre Song pour tirer le groupe vers le haut dans un combat physique âpre. Cela parce que, les deux équipes étant dos au mur, c'est une rencontre à élimination directe qui se jouera sans Samuel Eto'o et ça vaudra le déplacement.

En attaque Eric Maxim Choupo Moting, sur un flanc, est le plus indiqué et pourrait confirmer son statut d'homme providentiel des Lions Indomptables acquis depuis plusieurs mois. Si la santé de Vincent Aboubakar s'y prête, le joueur de Lorient serait un renfort idéal pour une ligne d'attaque beaucoup plus incisive. Différente de celle qui attendait les exploits de plus en plus rarissimes de Eto'o tout seul en pointe, dans une position axiale, accompagné de Benjamin Moukandjo dont la forme physique semble répondre aux exigences de la compétition. Quant à Achille Webo, il ne peut conserver qu'un rôle d'officier de réserve et sa présence ne pourrait être liée qu'à une nécessité de score tout comme les jeunes Fabrice Olinga et Edgar Sally. Ces feu-follets que l'on ne pourrait utiliser que pendant une courte période pour déstabiliser des défenses usées par la rencontre.

Face à la Croatie, les Lions Indomptables doivent montrer un autre visage. Le Cameroun attend une équipe généreuse, et combative. En un mot, des Lions revanchards et c'est tout le mal que nous leur souhaitons. Puisque quand un être vous manque, tout est dépeuplé, nous dirons plutôt dans ce cas que, sans Eto'o, la vie doit continuer, surtout en cas de victoire. On tournera indéniablement très vite la page de son feuilleton et on pourra conclure que pour les Lions Indomptables c'était un mal pour un bien.

Daniel Pascal Nsongo

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LA DEFAILLANCE TACTIQUE DES LIONS

 

• La sortie des Lions Indomptables hier n'a pas convaincu grand monde, battus par une équipe du Mexique, rapide, adroite, technique et tactiquement au diapason. Les joueurs de l'équipe nationale du Cameroun ont laissé les fans et nombreux supporters du Cameroun face à une multitude d'interrogations


Le Onze de départ hier à Natal © Getty Images

Elles sont légitimes car sur le plan du jeu, nous avons assisté à la plus mauvaise entame des Lions Indomptables de l'histoire du Cameroun en Coupe du Monde depuis 1982.

 

Au commencement les choix de départ et les hommes de base

Pour ceux qui ont débuté la partie, la présence d'Aurélien Chedjou hors de forme dans l'axe en lieu et place de Joël Matip, qui avait donné de meilleure garantie dans sa forme, sa technique et sa lecture de jeu depuis le début du stage aux cotés de Nicolas Nkoulou a surpris. Tout comme la titularisation de Benoît Assou-Ekotto à la place d'Henri Bédimo dans le secteur défensif.

Ces deux décisions ont replongé les Lions dans un schéma connu en termes de fébrilité défensive, et une incapacité à maintenir une ligne de récupération à distance sécurisante pour éviter le siège des adversaires.

Hélas, ce que nous avions vécu contre l'Allemagne pendant les premières minutes du match, a été revu hier pendant quasiment tout le match sans que les joueurs ne trouvent la solution, pourquoi ?

Si face aux Allemands, les Lions s'en sont mieux tirés sur la distance, il y a eu à faire face à un dispositif allemand avec 4 défenseurs de base à plat ; un système qui était plus adapté au 4-3-3 camerounais. Or hier, face à un 3-5-2 comme celui que les Mexicains ont présenté avec une animation de jeu en mouvement, le milieu de terrain camerounais dès les premières minutes du match hier à Natal, a montré des signes alarmants de détresse.

Le milieu, débordé, statique, sans inspiration, c'est la défense centrale qui a pris le bouillon d'entrée de jeu. Concédant des boulevards sur le côté, peinant dans son positionnement, laissant l'impression d'un bloc complètement en perdition. En laissant la manœuvre aux Mexicains, ce fut une erreur tactique que les Lions ont payé comptant.

Si la formule de 3 milieux défensifs Mbia-Enoh-Song était attendue de tous et prévisible, c'est la forme du jour des joueurs qui a été à déplorer sur l'ensemble de la partie. Le milieu camerounais qui n'a pas su imposer son empreinte dans le match, a déstabilisé par sa désorganisation.

Résultat des courses, toute l'équipe nous est apparue aux abois, face à ses adversaires qui, dès la 1ère minute, ont précisé leurs velléités offensives en attaquant à 7 contre 4.

La jeunesse de Cédric Djeugoué a été merveilleusement mise à profit et le couloir gauche mexicain ayant été la zone de manœuvre préférentielle. Là, le dispositif tactique Camerounais exigeait déjà une mise au point lisible car de la 2ème minute à la 7éme avec une possession de balle largement à l'avantage des Mexicains. Ce qui a vite porté ses fruits par ce but injustement refusé à Giovani Dos Santos à la 11ème. Un indicateur qu'il fallait désormais parer à l'urgence.

Une mauvaise lecture tactique a coulé le bateau

Si les attentes du Cameroun et les espoirs ont résidé dans sa force offensive, le travail tactique mexicain a eu pour deuxième conséquence d'éliminer Samuel Eto'o de la partie, en l'isolant du bloc équipe avec un triangle défensif axial à 3 qui se déformait sans cesse.

Loin de sa forme des grands jours, sa capacité de presser et de peser sur la défense était quasiment nulle, or c'est à ce niveau que le premier problème se situait, un second attaquant axial aurait obligé les sud-américains à reculer pour réajuster en nombre les débats.

La solution de faire descendre les attaquants latéraux sur des milieux excentrés mexicains lancés est la pire des solutions face à un 3-5-2, l'arme idéale laissée à un adversaire pour subir, ce fut le cas hier, avec des attaquants qui couvrent plus de distance sur le terrain, et des positions éloignées de la surface adverse, les distances entre les joueurs s'allongent et le jeu de conservation pour des attaques placées devient une prouesse.

Pendant que le système mexicain de défense à trois sur Eto'o le coupait du reste du groupe, la défense centrale camerounaise était fixée en permanence par 3 attaquants axiaux. Ce qui obligeait les latéraux camerounais à coulisser vers l'axe pour compenser car en face, plus mobiles, les Mexicains ont appliqué une partition parfaite de 7 joueurs en charge offensive permanente par des mouvements dans le dos des milieux camerounais.

Il n y avait pas mieux que la pluie pour rendre encore plus difficile la tâche aux Camerounais car le jeu accéléré par la météo à profité à la possession de balle acquise depuis le début de la rencontre.

Un détail plus loin, le collectif est à la peine et l'équipe aux abois

Les Lions ont concédé de la 1ère à la 30ème minute 5 occasions aux adversaires soit en moyenne une toutes les 6 minutes. Ce que nous avions souligné dans nos rubriques précédentes s'est confirmé : dans une compétition exigeante comme la Coupe du Monde, et face à des équipes préparées, les manquements collectifs ne pardonnent pas et le détail fait la différence.

Pour les détails, parlons-en. Deux faits quasiment passés inaperçus, ont contribué à plomber le crédit de la préparation en Autriche. D'abord ce retour inutile au Cameroun pour cette bénédiction qui n'avait pas eu lieu en 1990 à titre de rappel, quand le Cameroun à atteint les ¼ de finale. Un folklore qu'on maintient au nom du ridicule ou on ne sait trop quoi, comme si cela avait une importance sur le jeu.

Le sélectionneur camerounais s'est pourtant opposé aux retours sur nos terres et souhaitait pour une meilleure acclimatation des lions au Brésil une arrivée, vers le 5 juin. Devant le refus des autorités, il a cédé et on a ainsi offert cinq jours de congés aux joueurs camerounais.

Ce qu'on a oublié de souligner c'est que les joueurs Camerounais sont capables du pire en très peu de temps. Résultat des courses, sur quoi avons-nous débouché ? Sur une grève et un délai de 24 h qui a retardé l'arrivée des Lions au Brésil.

Ces joueurs ont semblé en difficulté physiquement, face à des adversaires qui se sont préparés en altitude, et on en est à se demander si les nôtres avaient digéré le décalage horaire et la fatigue des voyages cumulés ?

Les Mexicains ont rendu le Brésil plus grand encore hier en faisant courir les Camerounais sans ballon. En considérant les distances entre les villes ; de Vitoria à Natal, de Vitoria à Manaus ensuite, nous sommes à 10 fois un vol Douala – Yaoundé avec e moyenne 3 heures d'avion. Bonjour la fraicheur physique !

Quand le coaching réveille nos doutes !

Le coaching est comme un son de cloche à l'Église où chacun à sa perception de la chose. Mais un coaching manqué ne fait toujours pas d'un entraineur ou d'un sélectionneur, un incompétent !

 Volker Finke a des choses à nous éclaircir sur bien de points. Certes, ses choix étaient contestables, mais ses décisions, elles, ne sont pas discutables. C'est lui qui dirige le collectif et sa vision prime sur nos supputations d'experts de fortune. L'échec tactique des Lions par contre est à sa solde et ce n'est pas de la gesticulation d'un sélectionneur sur un banc de touche dont il est question.

C'est plutôt sa lecture d'une situation donnée et des solutions qu'il est capable d'apporter. Hier, les Lions sont restés sur un même tempo du début à la fin sans pic, sans temps fort et sans autre option que subir jusqu'à ce que le bateau coule à la 61ème minute de jeu. Tant va la cruche à l'eau dirait on ... à la fin elle se brise !

Quand la digue cède on s'attend à une révolution de style, à une charge d'orgueil. Mais on n'a rien vu se pointer à l'horizon. Dès la 70ème minute, les milieux camerounais ne couraient plus, le pavillon baissé. La récupération du ballon était devenue quasi miraculeuse, dépendant plus de l'imprécision adverse que de l'agressivité des Camerounais.

Aurélien Chedjou, inventif, a réussi à créer le poste de défenseur libre. Un joueur nouveau qui sort de ses positions en exposant son équipe et qui ne prend personne au marquage. Bref on ne va pas refaire le match mais des incohérences, il y en a marre on n'est pas des bleus.

L'entrée tardive d'Achille Webo à la 79ème minute intervient lorsque les milieux camerounais ont déjà capitulé avec la sortie de Song et sans base de lancement, on joue dans une cacophonie totale. Les Lions Indomptables ont-ils dans leur contingent des joueurs physiquement aptes à relever le défi de cette poule A ?

Les doutes subitement se réveillent et on s'interroge sur la disponibilité et l'aptitude physique des soldats. De Vincent Aboubakar en apport offensif, de Makoun et Nguémo au milieu de Matip et Bédimo en défense, de Salli ou Olinga en attaque, le coach nous cache-t-il des choses ?

Les matchs d'hier resteront dans les mémoires. Pour nous avec cette mauvaise entrée en matière comme pour l'Espagne, décomposée 1-5 contre les Pays-Bas. Ce sont des matchs à oublier, car pour les Camerounais ça aurait put être pire aussi.

Il faut penser au prochain et se projeter en soignant tous les bobos de l'âme, du mental et du corps. Ce non-match va laisser des traces dans les rangs côté Lions Indomptables en commençant par Samuel Eto'o qui a fini avec un genou aux ligaments éprouvés.

Au final, disons quand même qu'une défaite pour le premier match de poule n'est pas une catastrophe en soi. Certes, ça se complique au second quand l'adversaire s'appelle la Croatie, et que l'ultime match se joue face au Brésil. Il va falloir jouer le mors aux crocs pour les Lions sinon c'est l'au revoir dès le 18 au soir.

Daniel Pascal Nsongo

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