LA CAN 2010 s'est achevée hier après trois semaines de jeu ,elle s'est achevée presque comme elle a commencé, par un camouflet médiatique pour certains une injustice pour d'autres ;
Pendant que l 'ÉGYPTE confirmait sa suprématie sur le terrain en disposant de la jeunesse ghanéenne (1-0) par un but de GEDO sacré par la même occasion meilleur buteur de cette CAN ,le monde entier s'interrogeait sur les sanctions qui ont frappé la Fédération togolaise de football suite à son retrait avant la compétition après l'attaque armée contre leur délégation au porte de CABINDA , une attaque par les rebelles séparatistes qui avait couté la mort à deux membres de la délégation togolaise soulevant l'indignation de l'ensemble de la communauté internationale .

(GEDO meilleur buteur de la CAN 2010)
hier la CAF malgré la fête a clôturé la CAN 2010 à LUANDA sur un air de chaos et de réactions ,le sentiment d'un acharnement relevé par les diverses réactions togolaises et la décision de la CAF s'opposent , mais l'émotion et la passion qui habitent les hommes touchés par un drame limite parfois la capacité de recul devant une basique application des statuts ,des règles , règlements et lois qui régissent le monde ,la société ,les nations et le monde du sport tout simplement .
la décision togolaise de se retirer de la compétition qui tient d'une question de sécurité des citoyens togolais dont l'état est responsable ne peut être contestée ni mal interprétée ,elle ne doit pas l'être tout simplement ,les raisons du choix de leur mode de transport rudimentaire méritant autant d'interrogations que de sanctions ,nous serons amenés à poser la question de savoir ce que fera le GOUVERNEMENT TOGOLAIS des personnes qui ont décidé qu' en 2010 un pays se rendant à la CAN ne puisse pas prendre des billets d' avion pour 30 personnes mettant ainsi en danger la vie d'autrui dans des circonstances risquées ayant entrainé la mort bien que sans intention de la donner ;
LE FOOTBALL N'EST PAS UNE AFFAIRE POLITIQUE
si il est une chaine des démissions aux fonctions administratives et représentatives à mettre en place dans la gestion de cet incident nous en tenons la tête ,le football n'est pas une affaire politique une séparation des pouvoirs juste et un mode d'administration indépendant le précisent ,et en se référant à la pratique de base on le comprend mieux parce que les gamins qui tapent dans un ballon dans un coin de rue ne font pas de la politique en dribblant pourtant ,par ce fait la politique en AFRIQUE a besoin du sport et du football en particulier pour asseoir la paix et la cohésion sociale,renforcer l'unité nationale et l'amour de la patrie ,mais le football ne doit pas devenir comme certains le font ou d'autres pensent s'en servir un outil de manipulation des foules et de la population pour masquer les incohérences de nos systèmes politiques or, en observant le panorama actuel dans certains pays c'est un phénomène de mode courant et l'ingérence qui s'ensuit ne saurait obtenir caution de notre part .

les défaillances de la fédération togolaise sont nombreuses en l'espèce ,du transport à l'application du règlement jusqu'à l'information préalable au gouvernement togolais même si le retrait de la compétition tenait d'une décision suprême les responsabilités de cette fédération sont lourdement engagées voire compromettantes .
la CAF qui n'a pas dans la gestion de cet incident renforcé sa côte de popularité a été indexée dans sa communication et dans son dispositif règlementaire suite à la décision de suspension rendue publique le weekend dernier concernant le TOGO; mais une décision qui se devait d'être précisée et vérifiée conformément aux dispositions règlementaires de cette confédération.
LA CAF A T ELLE LE DROIT DE SANCTIONNER LE TOGO?
la CAN 2010 était régie par un règlement comme l'ensemble des compétitions organisées celui de la CAN arrêté le 10 septembre 2009 s'est appuyé sur 48 chapitres et 115 articles que les fédérations étaient censées maitriser et assimiler sous réserve de leur incompétence.
comme tout règlement ,règle ou loi celui ci peut rencontrer des évènements non stipulés ,difficile à s'appliquer comme ce fut le cas mais qui entrainent des conséquences définis par lui même ,les cas de force majeure aussi mais à condition d'être clairement définis par le même règlement ou son annexe.
certains points du dispositif du présent règlement n'ont pas été assez loin dans l'anticipation de la bêtise humaine ,or le respect scrupuleux des textes et lois établis et la base même du fondement du droit tel que nous souhaitons le voir s'appliquer pour nous, avec nous, avec les autres ou contre nous ;
alors que propose le règlement de la CAN 2010 dans le cas du Togo qu'elles en sont les voies de recours autorisées ?
Article 3
La Coupe d’Afrique des Nations est organisée en deux phases :
3.1. Une phase préliminaire
3.2. Une phase finale.
Article 29
La fédération visiteuse prendra en charge les frais de voyage de sa délégation.
La fédération hôte prendra en charge le transport local de l’équipe visiteuse,
son hébergement et sa restauration conformément à l’article 16 ci-dessous
durant trois jours avant le match et deux jours après au maximum. Dans ce cas,
la fédération hôte bénéficiera seule des recettes du match.
Article 30
Conditions d’Accueil
Les conditions d’accueil minima suivantes doivent être strictement respectées:
30.1. Réception à l’aéroport: Un Comité formé d’officiels de la fédération
hôte doit être présent à l’aéroport pour accueillir la délégation visiteuse
et doit lui fournir toutes les facilités pour les formalités d’entrée dans le pays. Un officiel de la fédération hôte, qui parle la langue de la délégation
visiteuse, restera à la disposition de celle-ci et agira en tant qu’agent de
liaison entre les deux fédérations.
30.2. Facilités de transport : Un car pour les joueurs et une voiture pour les
officiels seront mis à la disposition de la délégation visiteuse à son arrivée
et jusqu’au jour de son départ. Tout véhicule additionnel fera l’objet d’un
accord entre les deux fédérations.
30.3. Logement : La délégation visiteuse sera logée dans un hôtel de choix,
chaque deux joueurs seront logés dans une chambre climatisée à deux lits
avec une salle de bain et chaque officiel dans une chambre climatisée à
un lit avec une salle de bain. Dans les pays où la climatisation n’est pas
usuelle, la délégation visiteuse n’exigera pas de chambres climatisées. Les
officiels et les joueurs seront logés dans le même hôtel. La fédération hôte
sera responsable de la réservation des chambres et des repas réguliers aux
menus pour athlètes. Aucune fédération hôte n’est obligée de loger plus
de vingt cinq (25) personnes.
30.4. Au cas où une délégation visiteuse refuse de loger dans l’hôtel réservé
par le pays hôte et qu’elle change l’hôtel sur sa propre initiative, alors
que le commissaire du match estime que l’établissement réservé remplit
toutes les conditions réglementaires exigées par la CAF. Elle devra prendre
en charge ses frais de séjour dans le nouvel hôtel.
30.5. Mesures de sécurité : Le service d’ordre du pays hôte doit assurer la
sécurité de tous les membres de la délégation visiteuse ainsi que des
arbitres, commissaire et officiels de la CAF appelés à diriger le match. Le
service d’ordre doit empêcher toute invasion du terrain et toute attaque
contre les joueurs ou les officiels dans et en dehors du stade.
30.6. Raccompagnement de l’équipe visiteuse à son départ : Les officiels de la
fédération hôte raccompagneront la délégation visiteuse à l’aéroport et
lui faciliteront toutes les formalités de départ.
DANS LE CADRE DE LA PHASE PRELIMINAIRE
Chapitre 28
Forfait, retrait, refus de jouer, remplacement
Article 50
Les équipes engagées sont tenues de jouer tous les matches de la phase
préliminaire. En cas de forfait, elles seront responsables des conséquences
financières qui seront déterminées par la Commission d’organisation.
Article 51
Toute fédération qui déclare forfait, après avoir été engagée, avant le début
de la phase préliminaire, est passible d’une amende de cinq mille dollars
US (5.000 $) en sus de la perte du droit d’engagement dû. Elle ne sera pas
également autorisée à participer à l’édition suivante de la CAN.
Article 52
Toute fédération qui déclare forfait au cours des matches de groupes de la
phase préliminaire est passible d’une amende de dix mille dollars US (10.000
$) en sus de la perte du droit d’engagement dû. Elle ne sera pas également
autorisée à participer à l’édition suivante de la CAN.

Article 53
Si une équipe se retire de la phase préliminaire, organisée en élimination
directe l’équipe adverse qu’elle aurait dû rencontrer sera qualifiée pour le
tour suivant.
DANS LE CADRE DE LA PHASE FINALE
Chapitre 30
Organisation du Tournoi final
Article 68
Seize équipes représentatives seront qualifiées pour le tournoi final.
68.1. Seule l’équipe de la fédération organisatrice du tournoi final est qualifiée
d’office.
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68.2. Les quinze (15) autres équipes sont qualifiées au tournoi final à l’issue
des matches de la phase préliminaire.
68.3. Les fédérations qualifiées pour la phase finale doivent confirmer par
écrit, au Secrétariat de la CAF, leur participation au moins trois mois avant
la date d’ouverture du tournoi final. Elles devront également reconfirmer
cette participation au moins quinze (15) jours avant l’ouverture du tournoi
final. Passé ce délai, la Commission d’organisation se réserve le droit de
prendre les dispositions qui s’imposent.

Chapitre 36
Forfaits, sanctions pour refus de jouer et remplacements
Article 76
Un forfait déclaré 60 jours ou plus avant le commencement de la compétition
finale, pour laquelle une association s’était qualifiée entraînera outre la perte
du droit d’entrée, une amende maximum telle que fixée par les règlements
ainsi que la suspension de l’association nationale concernée pour l’édition
suivante de la Coupe d’Afrique des Nations.
Article 77
Un forfait déclaré au cours de la période allant de 60 à 20 jours avant le
commencement de la compétition finale pour laquelle une association
nationale s’était qualifiée, entraîne outre la perte du droit d’entrée, une
amende maximum telle que fixée par les règlements ainsi que la suspension
de l’association concernée pour l’édition suivante de la Coupe d’Afrique des
Nations. En plus, il peut entraîner selon les circonstances et sur décision de
la Commission d’organisation, l’obligation pour l’association déclarant forfait,
de payer les frais déjà engagés en vue de la participation de son équipe à la
36 compétition finale et de réparer tous les dommages éventuels.
Article 78(LE CAS DU TOGO)
Un forfait déclaré moins de vingt jours avant le commencement de la
compétition finale ou pendant celle-ci, entraînera outre la perte du droit
d’entrée, une amende maximum telle que fixée par les règlements ainsi que
la suspension de l’association nationale concernée pour les deux éditions
suivantes de la Coupe d’Afrique des Nations. En plus, le forfait entraîne la
perte de la quote-part aux bénéfices réalisés sur les recettes. D’autre part, la
Commission d’organisation pourra exiger de l’association nationale concernée
de réparer tous les dommages éventuels.
Chapitre 37
Retraits
Article 80
Si, pour n’importe quelle raison, une équipe se retire de la compétition ou
ne se présente pas à un match, hormis les cas de force majeure admis par la
Commission d’organisation ou refuse de jouer ou quitte le terrain avant la fin
réglementaire du match sans l’autorisation de l’arbitre, elle sera considérée
perdante et sera définitivement éliminée de la compétition en cours. Il en est
de même pour les équipes préalablement disqualifiées par décision de la CAF.
Article 81
Une équipe qui ne se présentera pas sur le terrain en tenue de jeu à l’heure
fixée pour le coup d’envoi, ou tout au plus quinze (15) minutes plus tard, sera
déclarée forfait. L’arbitre est tenu d’enregistrer l’absence de l’équipe et de
la noter sur son rapport. Le cas sera soumis à la Commission d’organisation qui
prendra une décision finale.
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Article 82
L’équipe fautive mentionnée aux articles 80 et 81 sera définitivement exclue
de la compétition. Elle perd ses matches 3-0. Si l’équipe adverse menait par un
score plus avantageux au moment de l’arrêt du match, le score sera maintenu.
D’autres mesures pourront être prises par la Commission d’organisation.
Article 83
L’équipe coupable sera exclue du tournoi avec la conséquence qu’aucun de ses
matches ne sera pris en considération, à moins que les incidents mentionnés à
l’article 81 ne se soient produits au dernier match du groupe. D’autres mesures
peuvent être prises par la Commission d’organisation.
Article 84
Si une équipe se retire avant le début du tournoi final après avoir obtenu sa
qualification, elle est remplacée par l’équipe qui la suit dans le classement de
son groupe. Sinon, le groupe auquel appartient l’équipe ayant déclaré forfait
sera composé de trois équipes.
A la lecture du présent règlement la non application de l'article 78 mettrait la confédération africaine de football dans une transgression de ses propres règlement le début d'une anarchie institutionnelle dans laquelle que certains souhaiteraient voir l'Afrique demeurée éternellement. nous constatons qu'un dehors des circulaires qui ont pu être transmises aux fédérations le présent règlement ne souligne nulle part la voie terrestre ni un dispositif d'accueil minima pour ce mode contrairement à la voie aéroportuaire précisée ;
les articles 80,81,82,83,84 confirment les sanctions auxquelles le TOGO s'est exposé nonobstant la mort des citoyens et l'émotion que celle ci a provoqué dans l'opinion .
la décisions de la CAF est justifiée par les textes et elle ne saurait être blâmée pour cela elle n'a pas l'obligation de pitié dans sa mission mais de rigueur ,de justice et d'équité vis à vis des autres fédérations et de ses partenaires.
UNE FOIS ,SUSPENDU QUE PEUT FAIRE LE TOGO?
les moyens de recours qui s'offrent à la nation togolaise sont eux aussi définis par les statuts de la CAF ceux ci sont en opposition avec les réactions qui inviteraient les nations à la solidarité vis à vis du TOGO une maladresse qui cautionnerait les erreurs du TOGO dans le présent dossier et qui n'aboutirait à rien car les fédérations de football ne sont pas des syndicats internationaux ,elles sont adhérents de plein gré aux statuts de la confédération avec devoir et engagement de respect de celle ci et de ses décisions comme le rappelle les articles statutaires de la CAF .

ARTICLE 47
LITIGES
1. Les associations nationales, clubs ou membres de clubs ne sont pas autorisés à
porter devant une cour de justice les litiges les opposant à la CAF ou à d’autres
Associations, clubs ou membres de clubs, et ils s’engagent à soumettre tout litige
à un tribunal arbitral nommé d’un commun accord....
Les associations nationales doivent respecter scrupuleusement les décisions de la
CAF et celles des arbitres qu’elle aura désignés, et lorsqu’il s’agit d’un club, d’une
union zonale ou d’une ligue, ceux-ci doivent prendre les mesures qui s´imposent
pour leur exécution.
5. Les Associations transgressant l’une des clauses au présent article sont exclues de
la CAF, conformément aux dispositions de l’article 48.
ARTICLE 49
LE TRIBUNAL ARBITRAL DU SPORT (TAS)
1. La CAF permet le recours au Tribunal Arbitral du Sport, un tribunal arbitral indépendant
ayant son siège à Lausanne (Suisse), pour tout différend opposant la
CAF, les associations nationales, les membres, les ligues, les clubs, les joueurs, les
officiels, les agents de matches et les agents de joueurs licenciés.
2. La procédure arbitrale est régie par le Code de l’Arbitrage en Matière du Sport.
Sur le fond, le TAS applique les diverses règles édictées par la CAF et la FIFA, et le
cas échéant par les associations nationales, les membres, les ligues, les clubs et à
titre supplétif, le droit suisse.
3. Le TAS est seul compétent pour traiter des recours interjetés contre toute décision ou
sanction disciplinaire prises en dernier ressort par tous organes juridictionnels de la CAF
et de la FIFA, d’une association nationale, d’une ligue ou d’un club. Le recours doit être
déposé au TAS dans les dix (10) jours suivant la communication de la décision.
Un recours auprès du TAS n’a pas d’effet suspensif. Les décisions objet du recours
restent exécutoires jusqu'à la décision définitive du TAS.
il revient à la fédération togolaise d'introduire son départ comme un cas de force majeure ,une démarche que cette dernière aurait dû déclencher avant que les sanctions ne tombent pour anticiper les décisions ce retrait relève comme à l'école d'une absence non justifiée malgré les causes connues de tous; la commission d'organisation de la CAN qui a constaté le départ du Togo n'ayant pas reçu d'interjection comme la procédure l'exige.