LA DTN OUVRE LE BAL DU CHAOS TECHNIQUE AUTOUR  DES LIONS

Après le match nul concédé samedi à Garoua  par le Cameroun FACE à la RD CONGO, nous n’aurons pas attendu longtemps pour voir nos craintes se préciser ; la farandole des  joueurs  qui se relayent dans les infirmeries de leur club respectif et des CHU de leur ville de résidence,  MBIA ,CHOUPO MOTING,MATIP,BONG …en attendant la  prochaine alerte, a montré une fois encore et ce n’est pas assez ,les atermoiements des autorités sportives et  une certaine ignorance des données médico-sportives  dans la gestion des athlètes de haut niveau ,par un amateurisme inquiétant qu’on se réserve de qualifier .

Si le choix du site est un désir de délocaliser la popularité des lions vers les provinces c’est d’abord avant tout de vrais stades et de conditions sanitaires adéquates dont celles  ci ont besoin ;

Une inspiration de druide !

GAROUA classé zone à risques par l’OMS(L’organisation mondiale de la santé ) aurait du être exclu au nom du principe médical de précaution et de prévention des sites capables d’accueillir les lions , mais à cette décision est venue s’ajouter une autre contre indication :la vaccination des joueurs contre le choléra à 72 heures du match  une véritable prouesse intellectuelle de druide,comme si le corps humain allait accepter sans réagir la présence dans son métabolisme des agents infectieux inactivés sans réaction ce qui est le principe élémentaire même du vaccin et de la définition que nous  lui connaissons médicalement.

Personne ne sera suspendu pour avoir mis en danger la vie des joueurs ,les défenses naturelles des individus vivants en Europe sont mises à rude épreuve quand elles se retrouvent dans un environnement tropical et à fortiori à germes sensibles comme GAROUA pour cette période critique ; dans une telle configuration ni le climat par la température , ou encore l’humidité ne permettent à ces jeunes gens de s’acclimater sans difficulté en passant de 17°c température moyenne en OCTOBRE à  celle avoisinant les 40°C à GAROUA  ,et c’est dans ces conditions que la Fédération  a condamné  sciemment   les lions indomptables à la médiocrité  face à la RDC et ça aurait pu être pire  mais à chacun ses raisons.

La DTN dans la danse !

 Pendant que François Omam-Biyik était en transit à Paris avant de relier le Caire avec Javier Clemente où se tient le symposium FIFA-CAF 2010, la DTN communiquait un rapport à la tutelle sur la prestation technique des Lions : le chien qui se mord la queue.



Jean-Paul Akono © DR

Sauf que les extraits du rapport sont plus subjectifs que constructifs : « il est clair que l'encadrement technique des lions a manqué d'inspiration, en situation de match l'équipe a été mal managée et les remplacements pas du tout judicieux » un vain jugement de valeur !

Comme avant Tubize, la cible est choisie par la fronde : c'est du sélectionneur national Javier Clemente dont il est question : « on n'a pas senti sa présence lors du match de Garoua. Après chaque rencontre, il est porté disparu parce que pressé de rentrer chez lui en Espagne. Nous exigeons donc qu'il soit présent à Yaoundé les lendemains des matches des Lions, afin de prendre part aux séances d'autocritique qui visent à corriger les performances de notre sélection ».

Se lancer ainsi dans une critique aussi osée sans maîtriser le planning professionnel du sélectionneur national ouvre la bal du chaos, surtout de la part de membres de la cellule technique qui devraient s'astreindre à un devoir de réserve. Mais il n'est pas à nous d'en juger sur le fond.

La violation du cahier des charges de la DTN par Jean-Paul Akono est flagrante. Il stipule, entre autres, que la DTN n'a pas de droit de regard sur la sélection fanion. Une démarche qui peut faire souffler un vent de désordre dans la maison, tant il est n'est pas de leur devoir de juger, les entraineurs-sélectionneurs, ni d'évaluer leur fonction car ils ont des attributions spécifiques. Ce rapport « Akono » nous rappelle dans ses formes un rapport identique publié en 2008 et qui, en une rencontre, avait analysé la vie entière d'une équipe. Dans le cas présent, il est plus facile d'agir puisque la cible est connue, désignée et surtout quand l'intérêt (inavoué) en dépasse le but.

Les alibis d'un frondeur
L'exigence du directeur technique adjoint ne va-t-elle pas le mettre en conflit d'insubordination avec la tutelle ? Une attitude d'amateur qui l'écarte de sa mission de formateur du vivier. Pendant que le directeur technique en titre Jean Manga Onguéné est en perfectionnement des méthodes au Maghreb, son adjoint déclare (si ce n'est un dérapage) « A un enseignant qui a donné des cours et formé des enfants, vous ne pouvez pas lui dire au finish, au moment de l'évaluation qu'on l'écarte de cette évaluation. Je pense donc que ça été mal dit ce passage du cahier des charges qui nous interdit un droit de regard sur la sélection fanion. Ca me semble une incongruité, parce que l'équipe senior est l'aboutissement de notre travail à la direction technique nationale. Que nous n'ayons pas droit de regard sur les joueurs que nous avons eu à former de la base jusqu'au sommet, ça résonne très mal. J'ai la nette conviction qu'on le rectifiera. De toutes les façons, on ne peut ne pas le faire »

Jean-Paul Akono a-t-il vraiment compris sa mission au sein de la nouvelle équipe mise en place par les autorités ? Même avec le temps vous ne pouvez pas chasser le naturel. Ce recalé de la direction des Lions Indomptables aurait-t-il un motif inavoué si tentant qui lui exige une présence absolue dans les maillons de l'équipe fanion ? Parallèle. Si oui, alors il ne reste plus qu'à tous les formateurs à Clairefontaine d'exiger à la Fédération française de football, un droit de regard sur l'équipe nationale de France au titre de la formation !

Dans chaque corps de métier, il y a des nominations, des titres et des compétences. Quand on y instruit rigueur et professionnalisme, à chacun sa place. L'ingérence fait toujours désordre !