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Crée en 2006 par un rassemblement des anciens footballeurs camerounais de diverses générations des lions indomptables, l'associatiion des sportifs camerounais-ASC est une association de droits français type 1901 à objet sportif et culturel; son but est de promouvoir , développer le sport ,la culture et le vivre ensemble au sein de la diaspora Africaine.

L'ASC est le plus grand mouvement des sportifs camerounais   de la diaspora.

Les 26 Lions : L'expérience, le choix des hommes et le Devoir

 

01 OCTOBRE 2012

● Depuis 21 ans les entraîneurs se succèdent à la tête des Lions Indomptables, vivant remous et infortunes diverses, mais à chaque expert sa vision, à chaque sélectionneur sa philosophie et à chaque homme son regard.

Après la déconfiture en Coupe du Monde 2010 sous Paul Le Guen , les Lions Indomptables du Cameroun se sont empêtrés en eaux troubles comme un signe du temps. En 2 ans, 2 entraîneurs se sont cassés les dents sur cette mission : Javier Clemente d'abord et Denis Lavagne ensuite. De ce dernier, nous avons prédit la fin dans cette chronique au fil des mois, tant la pauvreté de son projet semblait inégalable. Ainsi donc, le 19 septembre dernier après une défaite 0-2 face aux Requins bleus du Cap vert, il est suspendu par l'État Camerounais par un communiqué ministériel qui donnait mission à Jean-Paul Akono de prendre en main le destin de l'équipe nationale pour un objectif on ne peut plus précis : Qualifier les Lions pour la Can 2013.

Si pour le coach il est inacceptable que le Cameroun soit absent à deux compétitions consécutives de CAN, les moyens à mettre en œuvre étaient aussi troubles que le climat au sein d'une tanière polluée. Après sa louable médiation auprès des anciens, Jean-Paul Akono a pu réconcilier Samuel Eto'o et Rigobert Song, respectivement ancien capitaine des Lions en Grève et Team Manager en activité, sous la bienveillance du premier ministre, Philémon Yang. Nous espérons cette réconciliation de bonne foi car pour la suite des choses, le nouveau sélectionneur a tenu à apaiser un vestiaire sous pression Et quand on sait l'importance de cet espace dans la préparation des grandes batailles en sport de haut niveau, ce n'est pas rien.

Jean-Paul Akono ne reconstruira pas en une liste de 26 Camerounais le prestige perdu d'un pays. Il est de notre devoir à tous de se le rappeler, sa mission ne porte que sur la qualification des Lions Indomptables le 14 octobre prochain. La liste des joueurs retenus est établie dans cet esprit. Certes, les avis seront divergents sur le choix des noms mais ne nous trompons pas d'objectif : les hommes appelés pour le match retour contre le Cap-Vert auront pour devoir de restituer au peuple camerounais l'honneur perdu par la Nation.

Un voyage initiatique

Le nouveau sélectionneur des Lions Indomptables aura sillonné l'Europe en 5 jours, consulté les hommes dont il a besoin afin de fédérer les esprits autour de sa mission. France, Allemagne, Espagne, Autriche, Russie, Turquie, autant de destinations que nous retrouvons dans la liste de 26 joueurs retenus pour cette mission.

On pourrait s'étonner ou non de l'absence des uns, du retour des autres ou de la réhabilitation de certains. Mais pendant que certains recherchent des critères absurdes régionaux et linguistiques de sélection, la lisibilité que nous avons de cette liste répond à la démarche propre à l'aboutissement d'une mission difficile expliquée plus haut. Celle d'un homme qui a une connaissance profonde de la tanière et qui maîtrise l'historique et les qualités des joueurs de notre vivier national, qu'il a observé et qui, dans sa stratégie, recherche la complémentarité et l'esprit qui répond à l'objectif ultime qui lui a été demandé d'atteindre.

Bien que certaines réponses restent en suspens, celle de la hiérarchie des gardiens est hautement sensible. Qui de Guy Roland Ndy Assembé, Carlos Kameni ou Jocelyn Mayebi sera numéro 1 ? Jean-Paul Akono va t-il privilégier le temps de jeu en club ou l'expérience ? Le premier cas étant à l'avantage du portier nancéen, il serait nécessaire, quel qu'en soit le cas, que Carlos Kameni soit mis au devant de ses responsabilités dès le début du stage.

Un leader par ligne

En défense on notera à l'avantage de ce groupe que tous les joueurs sont titulaires et excellents dans leur club respectif. De Nicolas Nkoulou à Joël Matipen passant par Aurelien Chedjou ou Jean Armel Kana Biyik, le petit nouveau, et Dany Nounkeu  élu meilleur défenseur du championnat turc 2011-2012. Sans oublier Allan Nyom, Henri Bedimo et Gaétan Bong, la ligne défensive, comme tous les autres secteurs, est encadrée par au moins un cadre expérimenté, Pierre Womé et Benoit Angwa.

(EMANA face au cap vert)

Si cette mesure corrige une faiblesse de l'équipe camerounaise ligne par ligne plombée par la qualité défensive et sa relance depuis plusieurs mois. ,cette base de travail sur une ossature avec un leader par ligne doit nous convaincre par les faits actés dans les prochains jours.

Ce groupe mixte composée d'hommes au vécu plus fourni et de générations différentes donne une précision sur l'expérience requise et de la consistance recherchée par le sélectionneur pour cette mission ponctuelle

Le milieu et l'idée du jeu

Dans cette zone, l'importance du chantier a exigé de l'ouvrage au sélectionneur. Étant l'ADN de toute idée du jeu, des hommes aux qualités bien définies sont venus s'ajouter à Alexandre Song, seul rescapé du naufrage de Praia. Modeste Mbami, champion olympique 2000, finaliste de la coupe de confédérations 2003 et finaliste de la CAN 2008 a été rappelé. Jean II Makoun, l'un des rares accélérateurs de jeu camerounais qui avait clamé sa solidarité à Eto'o après le Marrakechgate, fait son retour au coté d'Achille Emana, dont la présence n'est point une surprise. Son talent et son expérience font de lui une solution offensive redoutable mais son rendement demeure parfois imprévisible. Il est dans la gamme de joueurs affectifs qui ne donnent le meilleur d'eux-même que lorsqu'ils se sentent totalement aimés des sélectionneurs et compris par leurs pairs. Il faudrait simplement que sa forme physique du moment lui permette d'exprimer son immense potentiel intact.

Williams Overtoom, continue son apprentissage de la vie en sélection, Patrick Mevoungou dans un profil de relayeur rejoint le groupe ainsi que Junior Ollé Ollé, qui répond au profil de joueur de couloir offensif qui fait défaut aux Lions Indomptables depuis plusieurs années. Quant à Idrissou Mohamadou, dans le même rôle, il dispose des qualités de buteur providentiel et de piston infatigable sur les flancs. De plus, son jeu de tête et son expérience dans des situations de rencontres à efficacité immédiate donne au sélectionneur une palette plus large. Même si nous lui reconnaissons des lacunes techniques, celles-ci sont largement compensées par sa puissance et le combat physique sera l'une des clés de ce rendez vous du 14 octobre 2012.

L'attaque et la clé des champs

Si le retour de Samuel Eto'o était une nécessité pour ce genre de rendez vous, le meilleur atout offensif camerounais est une arme psychologique dont aucune équipe au monde ne pourrait se passer pour ce type d'échéance. Achille Webo en baroudeur, le meilleur buteur du championnat turc est un point de fixation que l'évolution actuel du jeu du leader camerounais exige tant en club qu'en sélection. Vincent Aboubakar, qui effectue un bon début de saison avec son club malgré son manque de réussite, dispose d'un bagage technique et du culot parfois nécessaire pour déstabiliser une défense qui, comme celle des Requins Bleus sera à coup sûr ultra-verouillée.

Le petit nouveau Fabrice Olinga Essono sera en cas de sélection définitive, le plus jeune joueur de l'histoire des Lions Indomptables en match officiel. Pour le joueur de Malaga, en qui les médias espagnols voient le nouveau Samuel Eto'o - comparaison fortement osée selon nous - le niveau nous semble encore bien loin de l'exigence des grandes batailles. Enfin, la présence de Joël Babanda  marque une ouverture aux footballeurs locaux. La DTN souhaite ainsi provoquer une émulation nationale plus forte par le mérite d'un joueur local qui a fait ses preuves en Elite One avec l'Union de Sportive de Douala, champion du Cameroun 2012, et dont les qualités de buteur ne sont plus à démontrer comme ce fut le cas il y a 3 ans pour le valenciennois Aboubakar.

La table est donc mise.

Daniel Nsongo

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LES LIONS INDOMPTABLES :ZOOM SUR UN FIASCO

 

● Samedi dernier, nous étions nombreux à être déçus par la défaite de l'équipe nationale du Cameroun à Praia face aux requins du cap vert (2-0). Toutefois, très peu ont été surpris par cette issue, car tant va la cruche à l'eau qu'à la fin elle se brise.


Les Lions à Praia. Une unité de façade © asemana.publ.cv

Tout a déjà été dit et décrié sur le niveau de l'entraineur national Denis Lavagne depuis son hasardeuse nomination au poste de sélectionneur national, compte tenu des attentes d'une nation comme le Cameroun.

Hélas, c'est avec beaucoup de honte que toutes nos appréhensions ignorées par les instances malgré moult requêtes se sont avérées, tant dans la prestation, l'état d'esprit, les choix tactiques, que dans la coordination des Lions Indomptables. Ce qui est l'illustration d'une médiocrité difficile à défendre malgré notre béat patriotisme sur le match offert le weekend dernier par une équipe camerounaise complètement empruntée qui indéniablement se retrouve dos au mur pour la qualification de la CAN 2013.

Quand on sait depuis 2005 que les matchs couperets à Yaoundé ne nous ont pas souri en élimination directe, il y a matière à s'inquiéter au regard de la valeur de ce groupe qui végète sans âme depuis plusieurs mois empêtré dans les conflits, le chaos et l'anarchie institutionnelle des incompétents dirigeants que les textes protègent au péril de la nation.

Iya Mohamed et la politique de démantèlement et division

Depuis la dernière Coupe du monde, la Fécafoot a semé et entretenu la division des joueurs pour mieux régner. D'abord Samuel Eto'o face à un groupe de bannis, ensuite Idriss Carlos Kameni et Achille Emana déclarés persona non grata, puis à la fin Samuel Eto'o dans un groupe de bannis avec Benoît Assou-Ekotto. Ensuite Rigobert Song qui réintègre la tanière pendant la suspension d'Eto'o, et le renvoi de l'ascenseur du brassard jusqu'au clash qui a entrainé Samuel Eto'o, l'atout numéro un du Cameroun, à claquer la porte de la sélection, une rébellion jamais connue d'un Camerounais de ce niveau dans la tanière depuis 1972. De plus, quand un entraineur s'en mêle en maniant la langue de bois tout va en braille !

Faut-il recommencer à chaque fois sur des points basiques et élémentaires avec le Cameroun ? On semble se retrouver devant une politique de démantèlement fatale au redressement de notre football comme si Iya Mohamed avait choisi la stratégie de la terre brulée avant le chant du cygne.

Les Lions indomptables n'ont traditionnellement jamais plié face à une difficulté et il en sera de même, nous l'espérons, le 13 octobre prochain à Yaoundé. Mais avant cela, il y a des choses à faire, des réponses à apporter, des décisions à prendre, sinon le désaveu populaire déjà perceptible pourrait profondément ébranler notre nation .

Que fait-on de Iya Mohamed ?

Le départ immédiat de Denis Lavagne avant le match retour à Yaoundé est une nécessité de survie pour cette équipe pour créer un électrochoc, quitte à responsabiliser la DTN pour une mission commando. Ce qui ne coutera pas plus cher au contribuable camerounais.
La remise en question de la mission de Rigobert Song est également d'actualité car le bilan de ses six premiers mois d'exercice est nécessaire. D'autre part, il faut que l'on dise pourquoi le Cameroun n'a livré qu'un seul match amical en 9 mois pendant les dates FIFA ? Quels impacts les dispositions préconisées en commandement par Rigobert Song ont-elles eu sur le groupe ? Le choix des infrastructures d'entrainement étaient elles adaptés pour optimiser nos performances ? Quelle attitude adopter face au cas Samuel Eto'o ? Que fait on du président de la Fécafoot ?

La mise en quarantaine de toute l'équipe de management des Lions est possible par décision présidentielle, nonobstant les dispositions FIFA, car dans l'état actuel des choses, seul le président de la république peut apporter une solution immédiate et retentissante. Faute de quoi nous courons à la catastrophe.

Et les joueurs dans tout ça ?

Au delà des erreurs individuelles, et de la forme assez contestable de certains joueurs comme Moukandjo, Mandjeck et autres Mbia, Kameni, Ndjeng, Song, Chedjou et Nguemo dans leur rendement associé au sein d'une équipe qui se veut conquérante, la redéfinition des rôles dans ce groupe ou tout le monde est roi est primordiale. Il faut se rappeler à cet effet que ce qui est important pour une équipe nationale  de football , c'est la complémentarité des rôles de ses éléments et non l'association de noms et des clubs référant dont ils sont issus.

Le poste de latéral droit pour cela devrait être confié à un spécialiste du poste, peu importe son expérience car le choix de Mandjeck est une catastrophe et un gouffre pour notre flanc droit depuis de nombreux mois. N'y a-t-il pas de latéraux droits dans ce que nous offre le vivier local et international ? Ici, le choix inadapté du sélectionneur tient à nos yeux de la fantaisie et de la fanfaronnade pure et simple.

Maintenant, les autorités camerounaises ont 5 semaines pour répondre à la question sur les moyens à mettre en œuvre pour aller plus loin et savoir si les Lions Indomptables avec ou sans Samuel Eto'o sont capables de marquer 3 buts sans en concéder un seul devant le Cap-Vert le 13 octobre à Yaoundé. Si rien n'est fait ,alors la mort dans l'âme il faudra simplement valider la spirale de l'échec prônée par Iya Mohamed depuis 2003.

Daniel Nsongo 

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LES LIONS ! LA VICTOIRE TROMPEUSE D'UNE EQUIPE SANS AME

● Samedi 2 juin 2012 à Yaoundé. Après un spectacle d'une tristesse inouïe, l'équipe nationale du Cameroun est venue à bout de la sélection congolaise dirigée par Claude le Roy en match comptant pour les éliminatoires de la zone Afrique pour la Coupe du monde 2014 au Brésil.


© footsud

Mais que ce fut poussif dans tous les sens du terme ! Sur l'ensemble de cette expédition des Lions, de Metz à Yaoundé, les signes d'une catastrophe sportive sont restés perceptibles et l'inquiétude a gagné un public qui exige de la qualité et de la performance à son équipe nationale et c'est là que les choses se compliquent. La sélection fanion en a-t-elle les moyens ?

Grace à Eric Maxime Choupo-Moting sur penalty, le Cameroun a gagné in extremis. En se faisant justice, le sociétaire de Mayence confirme en l'absence de Samuel Eto'o Fils, son statut de joueur providentiel avec 4 buts en 3 matches, peu importe la modestie des adversaires.

À l'issue de cette rencontre, le sélectionneur du Cameroun, Denis Lavagne, s'empressait de dire à la presse l'air hautain : « beaucoup de monde attendait qu'on perde ». À qui faisait-il allusion ?

À chacun son cauchemar. Pendant que Lavagne voit des mauvais esprits partout dans les couloirs des vestiaires, notre cauchemar à nous et celui du public présent samedi reste focalisé sur la piètre prestation de ce qui reste des Lions indomptables. Un match insipide auquel nous avons eu droit pendant 94 mn. Si nous acceptons la victoire car elle vaut bien 3 points, le contenu médiocre de cette rencontre ne peut être justifié par cette forme d'autosatisfaction et une telle arrogance. On ne peut pas continuer comme ça !

Même si rien ne nous surprend vraiment, tant la chronique annoncée de ces derniers mois a été précise sur l'erreur de casting concernant le poste de sélectionneur national, et au delà des conflits d'intérêt que sa nomination sous l'onction de Mr Iya Mohamed abrite, nous restons convaincus que ce n'est pas en additionnant les joueurs issus de Coton Sport de Garoua que les Lions vont retrouver leur standing perdu. C'est un simple constat fait samedi dernier sur les éléments de coordination de ce groupe depuis la prise de fonction du nouveau sélectionneur. Seulement, les tares vont bien au delà de notre constat, comme si le sélectionneur voulait inconsciemment légitimer son travail. Or il se trouve que cette cuvée de joueurs est moyenne et limitée pour le projet des Lions et ne tiendra pas la route.

Lavagne n'est pas Le Roy et loin s'en faut !

De Metz à Yaoundé que de couacs ! La défection de Kana Biyik, les indisponibilités des uns et des autres, l'absence d'entrainement de certains cadres, les remplacements de joueurs à l'emporte pièce. Nous nageons en plein dans le ridicule et le cafouillage d'un entraineur amateur, sans méthode, qui a accepté une mission par contrainte alors qu'il sait que la tâche est au dessus de ses compétences, démontre un manque d'honnêteté intellectuelle qui risque de mener notre fleuron tout droit vers la catastrophe.

Denis Lavagne est un homme sans vision et sans projet de jeu pour une équipe du niveau du Cameroun. Il est impossible d'entraîner les Lions Indomptables avec des joueurs moyens et sans joueurs d'exception. Nous sommes bien loin du Claude Le Roy de 1985, et que cesse cette stupide comparaison. Denis Lavagne n'est pas Le Roy tant sur la psychologie du groupe que du projet d'élite en lui-même ou son animation. L'actuel sélectionneur est bien en dessous de la valeur de son illustre prédécesseur et adversaire de samedi.

Toutes les grandes équipes incarnent la philosophie de jeu prôné par leur coach, celle affichée par les Lions Samedi a provoqué ire et réaction du public entrainant un jet de cailloux et de pierres sur l'autobus des joueurs en signe de désaveu. Contre les Simbas, l'équipe du Cameroun nous a révélé le bagage de son sélectionneur, un individu sans tempérament ni personnalité, sans style, dont on a eu l'impression qu'il n'avait pas d'emprise sur son groupe sinon que le droit de fixer la liste maladroite du onze entrant, dont il ignorait les forces et les besoins tactiques.

Heureusement que le capitaine du jour, Idriss Carlos Kameni, a confirmé tout au long de la partie son état de grâce, parce que dès le début de cette rencontre nous avons senti les Lions perdus, désorientés, désœuvrés. Les signes palpables que le match contre la Guinée Bissau avait déjà permis de souligner il ya quelques mois, ont ressurgi face à la RDC avec une organisation poussive et empruntée, sans véritables leaders techniques dans le jeu, sans cohésion ni automatismes.

De Landry Nguemo, à court d'entrainement et en pleine décompression de sa saison, à Stéphane Mbia sans inspiration ni impact et jugé hors de forme, on a eu un Alexandre Song passé à coté de cette rencontre. Seul Kameni a donc tenu son rang dans un groupe dont la composition inquiète pour les campagnes à venir.

Par ailleurs, la titularisation de Mandjeck au poste de latéral droit confirme le coté « bricoleur du dimanche » du sélectionneur qui a confectionné une sélection depuis un mois sans profil d'arrière droit type. Une solution de dépannage n'est pas une solution de conquête et à domicile une équipe ambitieuse ne saurait présenter un profil aussi irréaliste.

Devons nous être surpris que le flanc droit des Lions soit resté inactif avec donc Nguemo, Mandjeck et Choupo-Moting complètement éloigné de sa position préférentielle ?

Quel style de jeu pour les Lions Indomptables ?

À Lavagne de nous répondre car la titularisation de Léo Kwekeu au poste d'avant -centre nous situe l'esbroufe permanente du sélectionneur qui plante un jeu sans mouvement sur les cotés et une contradiction majeure avec le choix de joueurs puissants à la récupération, éliminant tout soutien offensif axial.

Peut-on évoluer sans leader technique à ce niveau ? Non, sauf si nous confondons un match de l'équipe nationale à ceux que proposent le championnat national dont Lavagne en a la coutume sur des terrains rugueux comme celui que la Fécafoot a honteusement proposé à la délégation congolaise. La malheureuse latérite du stade annexe du Complexe omnisport pour sa séance de préparation d'un match de coupe du monde.

Vouloir faire du football en méprisant la technique n'est pas de notre sensibilité comme de celles de beaucoup de Camerounais. Sur le plan international, un minimum de technique collective et individuelle est requis et nous avons bien peur que le contingent actuel des lions indomptables soit en défaut sur la question.

Un sélectionneur au service de la cabale des chefs

Denis Lavagne a été parachuté par Mr Iya Mohamed à la tête de la sélection camerounaise sans qu'il n en fasse la demande, sans qu'il ne remplisse un dossier, sans appel d'offre, sans concurrence. Ce qui a ressemblé à une nomination alors que la désignation est la forme par laquelle on accède à cette fonction. Était-ce une question de prix ? Puisqu'il est sans contrat au moment où nous écrivons ces lignes, Pour quelle raison le Cameroun doit-il en faire les frais ? La belle et glorieuse histoire de notre football doit elle en pâtir ?

Mr Iya Mohamed a-t-il donné le droit à son sbire de mépriser le gotha et le patrimoine de notre football ? Peut-être qu'ils ignorent les sacrifices consentis par des soldats comme Roger Milla, Joseph Antoine Bell, Thomas Nkono et bien d'autres qui ont édifié la maison Lions Indomptables. Nous pouvons accepter toute incompétence de la part de Lavagne, mais jamais nous ne validerons le manque de respect envers ceux qui ont fait de notre pays ce qu'il est en matière de football.

Mr Lavagne, tant que vos œuvres seront insignifiantes, avoir un peu d'humilité ne serait pas de refus pour tous. Il ya une limite à ne pas franchir car seul les joueurs risquent d'en payer le prix fort par le désamour du public. Le désaveu des Lions Indomptables doit occuper les esprits de tous car une fois la limite de l'acceptable franchie, le retour sera difficile car il n ya pas d'équipe nationale sans public. Que le sélectionneur soit aux services du roi ou de quiconque d'autre, sa communication doit être impeccable sur la forme et sur le fond.

Parce que les réunions n'accouchent pas de meneurs d'hommes, des Lions médiocres sans leader ont suscité le soulèvement du « Shaba » à Mfandena qui a réclamé ETO'O, à juste titre car le public samedi s'est ennuyé ferme devant un football sans panache et sans audace. Vincent Aboubacar, l'autre coqueluche montante de l'attaque des Lions, était quasiment absent, ignoré des choix sans explication alors que le morne jeu sans éclat de cette équipe du Cameroun avait besoin de folie.

Nous avons vu Edgar Salli, une autre trouvaille de Denis Lavagne, mais nous avons aussi compris que son intégration au sein des lions est précipitée. Nous ignorons pourquoi cet acharnement sur un jeune joueur au volume moyen pour la tâche qu'on veut lui assigner ! Je suis prêt à défendre devant quiconque que l'intégration d'un joueur de deuxième division française aux côtés des joueurs de division d'élite doit répondre à des critères d'excellence incontestables de virtuosité que les statistiques du monégasque sont loin de confirmer. Aussi dans ce cas précis, tant que les sélections de complaisance ne cesseront pas, on s'éloignera encore plus de la performance recherchée.

De 2010 à 2012, soit depuis le départ de Paul Le Guen, nous assistons au démantèlement d'une ossature prometteuse pour une carapace vide. D'abord par l'échec de Clemente et maintenant de l'inaptitude de Denis Lavagne avec à chaque fois un éternel recommencement. Pourtant avec des joueurs en place par petites doses Le Guen avait réussi à tirer ce groupe vers le haut avant que les conflits d'égo et son indécision ne plombent le projet du groupe.

Nous ne pouvons donc soutenir l'appauvrissement du jeu des Lions Indomptables sous prétexte que son entraîneur est bon marché. Dans 5 jours ce sera la Lybie en Tunisie puis la Guinée Bissau à Yaoundé et pour cela, nous avons besoin d'une qualité dans le management, dans le coaching, dans la vision. Sinon dans deux mois,ils  joueront à portes ouvertes et sans public on va droit vers ce risque !

Daniel Nsongo

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JOURNEE SPORTIVE FRANCO CAMEROUNAISE ALENCON 2012

le samedi 16 juin 2012 à Alençon au stade Jacques Fould de Courteile à16h30 , les anciens lions indomptables et footballeurs camerounais  au sein de l'ASC  rencontreront une équipe des anciens de  l'US Alençon

. ce match est programmé dans le cadre de la campagne de lutte contre les hépatites au Cameroun à l'initiative de l'association alerte hépatite c Cameroun (ASAHCC) présidée par MME  ROSE GAUDEMER une camerounaise qui fait de cette pathologie une priorité de santé publique dans notre pays

'' L'Association Alerte Hépatite C Cameroun tente d'agir à tous les niveaux pour combattre la maladie. En effet, la prévention contre l'hépatite virale au Cameroun est un enjeu de santé publique pour la population, les professionnels de santé, les pouvoirs publics, c'est également notre défi et notre préoccupation.
Nous ne nous substituerons pas aux professionnels de santé locaux mais au contraire, nous apporterons notre modeste contribution aux acteurs de terrain pour assurer une coordination des actions à mettre en oeuvre."

Pourquoi agir tous ensemble avec l'ASAHCC ?

L'hépatite virale est en forte progression au Cameroun. Elle touche 10 personnes sur 100. Sournoise et insidieuse, elle y fait beaucoup de ravages. " Maladie virulente, l'hépatite est plus contagieuse que le SIDA " a déclaré le Pr Njoya Oudou Président de la société camerounaise des hépatites. Les sources hospitalières et les rapports cliniques établissent le taux de prévalence de l'hépatite B à 10% environ et celui de l'hépatite C entre 12 et 13,5%.
Les patients acceptent avec résignation une mort jugée inévitable parce que les traitements coûtent très chers.
Si rien n'est entrepris maintenant, les hépatites virales pourraient devenir dans un proche avenir, un problème majeur de santé publique dans ce pays où, 80% des cas de cirrhose ou de cancer du foie diagnostiqués sont dus aux hépatites B ou C.

Avec l'ASC  soutenir cette action c'est sauver des vies.

soutenir cette  action c'est avant tout sauver des vies. Grâce à l'intervention de chacun, nous pouvons donner des moyens à l'association partenaire AS AHCC pour qu'elle travaille efficacement sur le terrain.

Les six actions concrètes de notre projet convergent vers l'unique objectif de notre combat "stopper la propagation de cette infection silencieuse dont nul n'est à l'abri".
L'ampleur de ce combat nous conduit aujourd'hui à rechercher les bonnes volontés pour bâtir ce projet que nous portons et qui nous tient à coeur.
Ce travail ne peut se concrétiser que grâce à votre générosité.

- la prévention
- le dépistage précoce de l'hépatite B et C
- la vaccination contre l'hépatite B
- l'accès au soin
- la sensibilisation des professionnels locaux
- la formation des acteurs de terrain
Nous avons besoin de vous, nous avons besoin de votre aide.

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DEBAT:IL FAUDRA PEUT ETRE INSTAURER UN QUOTA DE PROS AU SEIN DES EQUIPES NATIONALES

● Depuis plusieurs années, la question de la représentativité du football local taraude plusieurs esprits. Depuis, la CAF a choisi de créer un football à deux vitesses en misant sur le CHAN. Mais les résultats des sélections à chaque CAN rendent une tout autre vérité au point de ramener le débat au premier plan.


Les Lions Indomptables au Mondial 1982 © DR
Debouts : Nguéa (Canon) Abega (Canon) Ndjeya (Union) Kaham (Cleveland) Onana (Fédéral) Nkono (Canon) Accroupis : Kundé (Canon) Mbom (Canon) Milla (Bastia) Mbida (Canon) Aoudou (Cannes)

 

En revisitant les réalités du football africain, qu'elles soient passées ou actuelles, la tendance à un socle national solide l'emporte fortement sur les sélections truffées de footballeurs professionnels, de plus en plus mésadaptés.

Le cas de la Zambie conforte parfaitement l'opinion sur cette analyse. Sur l'ensemble de l'effectif ayant disputé la CAN 2012, seulement 4 des 22 joueurs ayant pris part au sacre des Chipolopolos évoluent en dehors du continent africain. Ce qui a donné à ce groupe une capacité d'acclimatation supérieure mais surtout non négligeable par rapport aux sélections ivoirienne, gabonaise et malienne qui ont meublé le dernier carré.

En remontant plus loin dans l'histoire de cette compétition, le triple sacre égyptien 2006-2008-2010 avec l'entraîneur Hassan Shehata nous a donné plus de certitudes dans la capacité que confère le choix de croire en ses racines locales plus qu'à un concept d'un professionnalisme par mimétisme.

La Tunisie victorieuse en 2004 n'est pas en reste, tout comme le Cameroun de Pierre Lechantre et de Winnie Schäffer respectivement en 2000 et 2002. Les Lions Indomptables dans ces deux cas précis disposaient d'un noyau de joueurs issus du terroir et les autres, avant d'être professionnels avaient fait leurs classes à la maison avant de connaître l'Europe.

Les Bernard Tchoutang, Jérémie Njitap, Raymond Kalla, Marc-Vivien Foé, Pierre Njanka, Pius Ndiefi, Alioum Boukar, Rigobert Song ou encore Pierre Womé, portaient en eux la graine d'une notion de patrie bien moins pale que de nos jours. C'est l'une des raisons pour lesquelles la nation était en phase avec les siens.

L'occidentalisation des sélections est un mimétisme négatif

Au delà du chamboulement du métabolisme physiologique sur les organismes des joueurs, lié aux campagnes courtes des équipes nationales à chaque date FIFA et pendant les tournois contre saison, causé par les difficultés dues à l'acclimatation, la présence des joueurs professionnels issus des championnats européens au sein des sélections n' a pas convaincu grand monde.

Au regard des statistiques et à en croire les chiffres, on ne trouve pas d'arguments plus favorables. Si la Côte d'ivoire avec la bande à Drogba et Zokora n'a pas gagné une CAN 2012 qui largement était à sa portée, sans ignorer que le ballon est rond, mais la cause est bel et bien dans la structure du groupe, ses fondements et ses racines. Tout simplement en fait parce que le nombre ne fait pas forcément la qualité.

Les sélections africaines ont glissé peu à peu vers une occidentalisation des équipes A qui déteint même jusqu'à l'organisation et la coordination des rassemblements.

Pour les matchs qui se jouent en Afrique, on se regroupe en Europe hors du climat. Le choix des adversaires est sans mesure commune avec les échéances à venir. Loin des terres, loin de son public, loin de ses valeurs, on joue contre des pays qui n'ont pas forcément le profil du prochain adversaire. On s'expose même parfois au refus des visas de la part des ambassades des pays européens pour les 2 ou 3 joueurs locaux qui se retrouvent là par « hasard ». Devons-nous continuer comme ça ?

Nous n'avons pas les mêmes valeurs

Ce mimétisme du professionnalisme au sein des sélections est un choix qui a aussi modifié la donne sur l'évaluation des primes qui nous laisse également pantois. L' exemple qui suit en fait foi.

Lorsque nous comparons les primes des Lions Indomptables au Mondial 2010 pour un résultat insignifiant face à la prime zambienne pour une victoire à la CAN 2012, il y a matière à réfléchir. Puisqu'au Cameroun les échecs sont plus valorisants que le mérite, une logique autre prévaut ailleurs, toutes proportions gardées. Le Zambien vainqueur de la CAN a touché 44 500 € soit 29,5 millions de francs CFA quand le Camerounais, qui sera dernier de la compétition a empoché 60 000 € pour sa participation et exigé 20 millions de francs CFA par match gagné.

Bien que nous n'ayons pas les même valeurs, pour certains, la finalité est là : aligner de gros chiffres. Pour plus de « normalité », nous proposons que les primes des Lions Indomptables soient fixées en fonction des résultats lors des tournois majeurs, du classement FIFA et du classement Fairplay de l'équipe nationale par palier évolutif et variable.

En science physique, il est clairement établi que tout atome tire sa force d'un noyau. Au sein de l'équipe nationale du Cameroun, cette vérité est indiscutable. Depuis l'Oryx club de Douala au Tonnerre de Yaoundé en passant par le Canon de Yaoundé et l'Union de Douala, il a toujours existé une force et un état d'esprit plus investi et transmis par les joueurs issus du terroir sans intention de taxer les autres de désinvoltes.

les lions 2010 Kameni-Song-Webo-Assou-A.SONG-Etoo(Cap)

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Stephen Tataw capitaine devant Milla, Bell et Nkono

Sur l'effectif des Lions de 1990 qui ont porté le Cameroun au plus haut des cieux en Italie, la tendance est sans appel. À l'exception de Jean-Claude Pagal qui évoluait depuis sa tendre enfance en Europe, la totalité des joueurs en sélection camerounaise était issus du terroir. De Roger Milla à Thomas Nkono, de Joseph Antoine Bell à Stephen Tataw, il a toujours existé cette racine locale aujourd'hui perdue. Avec cet indestructible noyau, malgré la hiérarchie technique, l'ordre des choses allait toujours dans l'intérêt de la nation et de la patrie. Il faut retrouver cette base sans rejeter le meilleur du cru professionnel.

Était-ce alors le sentiment de reconnaissance qui animait chaque enfant de ces quartiers populaires de Douala et Yaoundé ? Sur quel moteur l'émulation de la jeunesse au sein des sélections se repose-t-elle de nos jours ? Allez savoir !

Pourquoi devons-nous constater que cette notion transcendante de la patrie paraisse plus trempée que celle que nous proposent les joueurs n'ayant jamais évolué en Afrique et qui meublent les sélections de nos jours ?

Plus encore, l'équipe nationale jadis était l'aboutissement d'une ascension, d'un travail et d'un parcours de mérite qui hissait un enfant au plus haut de sa quête. Mais qu'en est-il aujourd'hui ? Il faut donc que les jeunes nationaux aient les moyens de franchir les paliers sans être obligés de corrompre pour exister.

Hier, tous les petits africains voulaient devenir comme Roger Milla par une passion communicative à travers le ballon rond. Aujourd'hui, ils rêvent plus souvent de devenir aussi riche que Samuel Eto'o, oubliant que ce dernier reste d'abord, malgré ses airs opulents, le symbole d'une exemplaire réussite sportive, un aboutissement personnel par le sport et une victoire sur le destin animé par une volonté de champion et une dévotion complète à son métier. Ce que, trois fois hélas, nos dirigeants ne parviennent pas à interpréter.

Une transition s'impose, sinon on implose

Par le choix massif de joueurs professionnels, bien de valeurs se sont dispersées et perdues dans la nature. Les primes qui pourraient revenir aux clubs camerounais liées à la sélection des joueurs locaux en équipe nationale ne sont plus réinvesties dans l'outil de production car inexistantes et nulles. Comment voulez-vous que nos clubs survivent quand toutes les recettes qui favorisent leur développement directement ou indirectement sont supprimées ?

Mais que peut-on attendre des clubs si la politique fédérale reste floue et que celle-ci ne suit pas les enjeux de notre développement ? Le choix sans limite des joueurs professionnels n'a-t-il pas entraîné les nations africaines dans un gouffre ? On est dans la douleur de l'avouer et affirmer qu'il y a des décalages à tous les niveaux.

L'encadrement en sélection de 22 joueurs venus de 22 clubs professionnels différents ne saurait être sans difficulté tactique et technique. Bien que professionnels, il tient des travaux d'Hercule que de vouloir créer une cohésion avec autant de pièces sans heurt, tant sur le plan de la gestion des égos que du jeu en lui-même. La tâche s'avère insurmontable pour des échéances à court et moyen terme, on en est conscients. Ne pas donc jouer les Don Quichotte, mais s'offrir une transition réaliste sinon on explose.

Le retour à la sélection des meilleurs joueurs camerounais sur la base de quotas -assumés- sur les professionnels relancerait, non seulement le défi du mérite et du dépassement de soi en sélection, mais serait un investissement plus accru dans le projet de chacun dans son rapport avec l'équipe nationale, une donnée qui exigerait de chacun une performance permanente en club et qui contribuerait également à donner un coup de fouet à l'ensemble de la masse locale. Cette dernière trouvant par ce principe une source de motivation supplémentaire pour les locaux, tant il existe aujourd'hui un fossé creusé exprès par les autorités fédérales. Nous y voyons enfin une piste pour une baisse de coûts et charges pour la sélection nationale qui favoriserait une redistribution aux clubs les dividendes des retombées des dates FIFA .

Les Lions Indomptables vers un nouveau modèle

À en croire certaines indiscrétions sur son engagement contractuel, on ne doit pas s'étonner de voir Rigobert Song refuser de résider au Cameroun mais on ne doit pas l'admettre non plus. La redéfinition du modèle de notre équipe nationale et ses règles de fonctionnement doivent être au dessus de tout intérêt particulier quand il s'agit de la nation.

Certains problèmes régulièrement rencontrés au sein des sélections nationales relèvent également de la notion d'éducation de base sur la considération qui est accordée à l'équipe nationale par la majorité des joueurs retenus. Ce regard qui donne à une institution son caractère sacré n'existe plus. Chaque joueur sélectionné y met du sien certes mais quand ça coince, c'est que ce n'est pas assez.

Le respect de l'autre, l'esprit de fraternité, de camaraderie au-delà des générations, voilà ce qu'une équipe nationale doit incarner. En Côte d'Ivoire, quand ce n'est pas A qui ne dit pas bonjour à B au Cameroun c'est X qui n'adresse pas la parole à Y. Tous des vedettes aux égos surdimensionnés. L'indiscipline, l'intolérance, cette guerre des égos, le sentiment d'impunité n'ont ils pas tout simplement trouvé ici le modèle adéquat à leur expression ?

Nous pensons sincèrement que les quotas pourraient atténuer bien de soucis sans empiéter sur la valeur de l'équipe comme nous disent les résultats depuis 20 ans. Cela afin que la sélection nationale redevienne la vitrine d'un football national en devenir et dans laquelle les professionnels servent de locomotive à la jeunesse locale, dans laquelle les jeunes se surpassent pour être à la hauteur de ce que le public et le peuple attendent d'eux.

Sans ce modèle mixte, on ne peut malheureusement rien gagner pour sa Nation, qu'on joue à Manchester ou ailleurs, et si on ne tend pas à devenir non plus, au fond de soi, un Héros national.

Daniel Nsongo

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